Peter Hill, PDG d’Oman Air
Vous venez d’ouvrir une liaison entre Paris et Mascate. Est-ce pour proposer de nouvelles liaisons indirectes vers l’Asie du Sud ou pour amener du monde à Oman ?
Bien sûr, si la connectivité peut nous amener de l’activité, nous ne la refuserons pas… Mais l’objectif de cette nouvelle ligne est d’abord d’amener les gens à Oman. Les opportunités sont immenses dans ce pays où le tourisme a été délibérément choisi comme une solution de diversification, dans une économie dominée jusqu’ici par le pétrole et le gaz. Ce choix a été fait il y a dix ans, avec un plan de développement à très long terme dont on ressent déjà les effets. De nombreux hôtels et resorts sont sortis de terre et plusieurs aéroports vont s’ouvrir dans les prochaines années. Ces grands projets d’infrastructures génèrent par ailleurs un gros trafic affaires, que nous espérons bien servir sur cette ligne Paris-Mascate.
Le développement de la compagnie nationale suit-il ces ambitions en matière de tourisme ?
Cet automne, nous avions déjà 32 destinations et nous devrions en ajouter 17 en 2010. Notre flotte doit passer de 21 appareils en 2010 à 30 en 2015. De quoi soutenir le développement du tourisme à Oman, mais également satisfaire la demande locale : 70 % de la population a moins de 30 ans aujourd’hui à Oman et le gouvernement sait que cette génération sera avide de voyages.
Vous venez également de lancer une nouvelle cabine business. Quels sont les principaux changements ?
Avec un lit plat et des cabines réduites à 20 passagers répartis en 2x2, le voyage dans notre nouvelle cabine business ressemble à un voyage en First sur beaucoup de compagnies. Les lumières et l’équipement technologique devraient également surprendre tout le monde.


