Après 25 ans d’existence, les programmes de fidélisation sont devenus pour les voyageurs un élément banal de la panoplie des services offerts par une compagnie aérienne. Au même titre que le salon disponible à l’aéroport pour les passagers affaires ou le ticket électronique. Malgré une conjoncture assombrie dans le transport aérien en raison de la flambée des cours du pétrole et d’un certain ralentissement économique, les programmes de fidélisation résistent contre vents et marées. Dans le catalogue des mesures de rationalisation récemment mis en place par les compagnies aériennes pour combattre la hausse du kérosène, aucune ne concerne pour l’instant une quelconque disparition des programmes de fidélisation. Et pourtant, la gestion des FFP coûte cher aux compagnies aériennes. Très cher, même. Des experts estiment à des milliers de milliards de dollars la valeur totale de ces programmes. L’australienne Qantas a récemment publié une étude où elle indique qu’en moyenne quelque 9500 sièges sont quotidiennement occupés par des voyageurs utilisant leurs primes. Ce qui correspond à deux millions de sièges par an, soit 10 % de la capacité totale du transporteur. Environ 25 millions de billets primes sont émis chaque année à travers le monde !
C’est donc sur un volcan de miles non utilisés que sont assises les compagnies aériennes. Pourquoi, alors, un tel engouement des transporteurs pour un produit qui a toutes les apparences d’une épée de... |