«Le marché a doublé depuis 2007.»
Quel est le bilan de l’activité tourisme d’affaires en provenance de France ?
Amanda Henderson – Le marché français est en forte croissance. En 2007, 22 000 touristes d’affaires en provenance de France ont visité l’Écosse. Ce chiffre a presque doublé pour atteindre à 43 000 en 2009. Et les chiffres de 2010, qui ne sont pas encore connus, confirmeront cette tendance. En effet, nous continuons de constater une forte activité pour des événements d’entreprises. Du 1er avril 2010 au 31 mars 2011, nous avons enregistré 21 demandes pour des voyages MICE, soit un impact économique qui se chiffre à 4 millions d’euros.
Comment expliquez-vous cette évolution positive ?
A. H. – Nous avons réalisé d’importants investissements marketing sur le marché français, en participant par exemple au salon Meedex ou en rencontrant récemment une quinzaine d’agences françaises spécialisées dans le tourisme d’affaires. Par ailleurs, outre un taux de change qui rend l’Écosse plus abordable, les entreprises sont à la recherche de destinations nouvelles. Elles connaissent l’Irlande ou l’Angleterre et viennent chercher chez nous une culture différente. Il faut ajouter une forte demande consécutive aux bouleversements dans le bassin méditerranéen.
Quelle est la demande “typique” pour une opération française ?
A. H. – C’est en général un voyage de trois ou quatre jours, avec un hébergement à Édimbourg et quelques expériences écossaises : un dîner de gala dans un château avec des joueurs de cornemuse, une soirée dans un pub… Glasgow séduit aussi de plus en plus, avec ses nouveaux hôtels et musées. Elle peut se combiner avec le loch Lomond tout proche, pour une approche nature. La découverte de la région d’Inverness est rare, faute de temps. À défaut, il est possible de découvrir le Perthshire, à une heure d’Édimbourg, où les paysages sont proches des Highlands.


