The devil is in the detail”, constate John Drover, directeur de l’Executive Offices Group qui chapeaute trois réseaux de centres d’affaires, dont Argyll, le plus select. Ici, le détail devient monumental : réparti dans les quartiers d’affaires les plus élégants de Londres (la City, Mayfair, Belgravia…), les hôtels particuliers des XVIIIe et XIXe siècles sont l’enseigne à laquelle sont logés les clients. Et précisément, d’enseignes, il n’y a point. “La discrétion est notre maître mot, nos clients doivent pouvoir choisir leur propre image grâce à une neutralité totale et des prestations de très haute qualité.”
En effet, devant le “main office” du 33 Saint James Square, pas de plaque, pas de nom. Dans le lobby très feutré, aucune liste ne trahit le fait qu’une quarantaine de sociétés se partagent les lieux. “Même si le client ne loue qu’un bureau de 30 m2, rien ne l’empêche de faire planer le doute, de laisser imaginer à son visiteur qu’il est le seul à bord”, s’amuse le directeur.
PERSONNEL CINQ ÉTOILES
Autre important détail, un personnel qui a fait ses classes dans les palaces et les cinqétoiles. D’ailleurs, comme dans un grand hôtel, un general manager officie dans chaque immeuble, car le client doit retrouver l’atmosphère personnalisée à laquelle il est habitué dans son environnement corporate. Et qu’il s’agisse de grosses fortunes familiales, de grandes sociétés d’Europe de l’Est ou du Moyen-Orient, de gestionnaires de portefeuilles ou de consultants issus de grandes banques d’investissement, les clients d’Argyll ont en commun d’occuper leurs... |