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DÉCIDEUR
Didier Le Calvez
« Le Shangri-La Paris Palais d’Iéna bénéficie d’une identité très forte puisqu’il se développe dans un bâtiment exceptionnel : l’ancien hôtel particulier de Roland Bonaparte.»
Icône hôtelière de la zone Asie-Pacifique, le groupe Shangri-La part à la conquête de l’Ouest, avec l’inauguration du “huitième palace parisien” en ligne de mire.

Vous annoncez pour 2009, le “huitième palace parisien” avec l’ouverture du Shangri-La Paris Palais d’Iéna. La légende du palace parisien n’a-t-elle pas vécu ?
Didier Le Calvez : Elle est, au contraire, plus vivace qu’il y a dix ans. Quand j’ai pris la direction du Four Seasons George V, en 1999, il n’y avait plus un seul hôtel parisien dans les dix premiers hôtels du monde dans les classements de référence. Tout a changé depuis : après la réouverture du George V, le Plaza Athénée, le Meurice ont fait des travaux et l’on recommence à voir Paris comme une ville dotée d’une hôtellerie exceptionnelle, avec des bâtiments historiques de taille limitée permettant de faire un travail en profondeur. L’arrivée des groupes asiatiques comme Shangri-La, mais également Mandarin Oriental ou Raffles, au Royal Monceau, ne pourra qu’amplifier ce mouvement.

En quoi le Shangri-La du palais d’Iena justifiera-t-il cette appellation de palace ?
D. L. C. : Le palace, c’est le luxe, l’espace, le confort, le bien-être, et quand on regarde les caractéristiques du projet du palais d’Iéna, cela correspond parfaitement à cet esprit. Le Shangri-La Palais d’Iéna ne comptera que 108 chambres dont 50 % de suites, avec une surface minimale de 45 m2 pour les chambres. Mais surtout, le projet bénéficie d’une identité très forte puisqu’il se développe dans un bâtiment exceptionnel : l’ancien hôtel particulier de Roland Bonaparte. Avec un aménagement qui, grâce à l’architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon, respecte pleinement l’esprit des lieux.

Hors chambres, quels seront les atouts de l’établissement ?
D. L. C. : Un grand Chi-Spa avec dix salles de soins, trois restaurants dont un restaurant gastronomique chinois et un restaurant gastronomique français, un vrai bar d’hôtel, des vues panoramiques exceptionnelles sur Paris, mais également une offre unique en matière d’espaces de réunion. À côté de la salle de banquet avec terrasse aménagée dans les salons de Roland Bonaparte, nous avons créé une deuxième ballroom pouvant elle aussi recevoir 200 personnes. Cela donne la possibilité d’organiser un séminaire dans un lieu d’exception et le déjeuner dans un autre. À ma connaissance, nous sommes les seuls à proposer cela.

Cet établissement sera-t-il le fer de lance de la “conquête de l’Ouest” que vient de lancer le groupe Shangri-La, jusqu’ici cantonné à l’Asie-Pacifique ?
D. L. C. : Oui, mais il ne sera pas le seul. Il y a également le Shangri-La de Londres, qui se développe à partir du 32e étage d’un bâtiment conçu par Renzo Piano et qui proposera les chambres les plus spacieuses de la ville, avec des vues incomparables. Et celui de New York, qui s’installera sur Park Avenue.

Et quelle est, pour la suite, la stratégie du groupe ?
D. L. C. : Le but n’est pas de se développer dans un très grand nombre de destinations mais d’être présent dans les villes stratégiques – New York, Paris, Londres et Los Angeles – et de saisir, ailleurs, de bonnes opportunités, comme nous l’avons fait à Vienne. Nous avons des projets en cours de finalisation à Moscou, au Mexique et à Washington. Si une opportunité se présente à Rome ou à Kiev, nous serions intéressés. Sans vouloir nous précipiter…
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