Annoncé depuis plusieurs jours comme un nouveau tournant dans l’histoire du groupe, le plan de sauvetage dévoilé jeudi par Air France-KLM met en place une cure d’austérité inévitable au regard de la situation économique. L’objectif prioritaire défini par le Conseil d’administration vise donc « la réduction de deux milliards d’euros de la dette nette du groupe d’ici fin décembre 2014 pour la ramener ainsi à un niveau de l’ordre de 4,5 milliards d’euros ». Face à ces objectifs pour le moins ambitieux, Air France-KLM s’apprête logiquement à réduire la voilure : « sur les trois prochaines années (2012-2014), le groupe n’augmentera son offre cumulée que d’un peu plus de 5% » prévient le communiqué. Concrètement, Air France KLM recule, ou du moins lève le pied en réduisant son programme d’investissement : le plan de flotte prévoit le décalage de livraisons d’avions. Autre poste d’économie aussi sensible qu’incontournable pour la machine Air France-KLM : les salaires. Les augmentations sont gelées en 2012 et 2013 chez Air France, modérées chez KLM.
Travail de fond
Dans la même rubrique
-
La vitrine numérique d’Air France s’est distingué récemment en remportant le prix Travel d’Or 2012 du meilleur site internet de la catégorie Compagnie aérienne.
-
Les travailleurs du Heathrow Express s’apprêtent à lancer une nouvelle action de grève les 24 et 25 mars prochains, qui perturbera les liaisons entre l'aéroport de Londres et son centre-ville.
-
L’aéroport de Marseille a vu son trafic passagers prendre de la hauteur en ce début d’année 2012, en particulier grâce à l’implantation de la base régionale d’Air France.


