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Déplacements Professionnels
[13/01/2012]
Pas de petite économie du côté d’Air France-KLM, qui vient d’annoncer jeudi un plan sur trois visant à réduire la dette du groupe à hauteur de deux milliards d’euros. Un objectif qui contraint la compagnie à revoir à la baisse ses projets de développement, mais aussi à initier une réorganisation structurelle sur du long terme.

Annoncé depuis plusieurs jours comme un nouveau tournant dans l’histoire du groupe, le plan de sauvetage dévoilé jeudi par Air France-KLM met en place une cure d’austérité inévitable au regard de la situation économique. L’objectif prioritaire défini par le Conseil d’administration vise donc « la réduction de deux milliards d’euros de la dette nette du groupe d’ici fin décembre 2014 pour la ramener ainsi à un niveau de l’ordre de 4,5 milliards d’euros ». Face à ces objectifs pour le moins ambitieux, Air France-KLM s’apprête logiquement à réduire la voilure : « sur les trois prochaines années (2012-2014), le groupe n’augmentera son offre cumulée que d’un peu plus de 5% » prévient le communiqué. Concrètement, Air France KLM recule, ou du moins lève le pied en réduisant son programme d’investissement : le plan de flotte prévoit le décalage de livraisons d’avions. Autre poste d’économie aussi sensible qu’incontournable pour la machine Air France-KLM : les salaires. Les augmentations sont gelées en 2012 et 2013 chez Air France, modérées chez KLM.

 

Travail de fond

Outre ces mesures d’urgence, qui doivent sauver le groupe à court terme, c’est un véritable travail de fond qu’entend engager la direction, qui prévient : « Ces améliorations restent toutefois insuffisantes pour garantir un retour durable du groupe à la compétitivité et une situation financière durablement assainie. (…) Le Conseil d’administration a donc décidé la mise en Å“uvre d’un plan de transformation concernant l’ensemble des métiers ». Trois mesures structurelles sont donc inscrites au tableau de bord du groupe : améliorer le taux d’utilisation des appareils et des actifs, renforcer « la productivité de toutes les catégories de personnel », et surtout redéfinir les « périmètres d’activité conduisant à un recours éventuellement accru à la sous-traitance dans certains secteurs ». Si tout le monde s’accorde sur le diagnostic – réorganiser rapidement la compagnie et la remettre à flot financièrement – le traitement proposé par le Conseil d’Administration pourrait bien s'attirer la fronde des syndicats, dont certains ont déjà manifesté leur inquiétude. La capacité de négociation de la Direction s'annonce déjà déterminante pour les mois à venir.

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