Même si l’aéroport de Nice est descendu sous la barre symbolique des 10 millions de passagers en 2009, l’heure n’est pas à la lamentation pour la direction de l’aéroport.
Au contraire, comme l’explique le directeur de la plate-forme, Hervé de Place : “Nous enregistrons depuis la fin de l’année dernière une lente reprise de la demande. Nous estimons que nous pourrions finalement accueillir de 0,5 % à 0,8 % de passagers supplémentaires en 2010.” La direction de l’aéroport pense que le trafic devrait croître en moyenne de 3 % d’ici à 2012. “Ce chiffre peut paraître faible, mais il tient compte des changements intervenus depuis les années 2000 dans la structure même de notre trafic. Nous ne sommes plus un ‘hub’. Et nous n’avons plus cette ambition de l’être, comme à l’époque d’Air Littoral.”
La position géographique de Nice, la réputation touristique de la ville et de sa région font que l’aéroport reste l’un des plus attirants de France pour les compagnies aériennes. “Cela s’est confirmé en 2009 durant la crise. Nous n’avons perdu aucune destination. Au contraire, nous avons même vu de nouvelles compagnies s’installer sur notre plate-forme”, commente Hervé de Place. Cette année, Niki lance des vols sur Vienne tandis que TACV débutera des vols réguliers sur le Cap-Vert et Qatar Airways sur Doha. Easyjet, Emirates et Baboo ont aussi renforcé leurs fréquences.
La capacité de la piste devrait permettre à l’aéroport d’accueillir sans problème un trafic supplémentaire jusqu’en 2033. L’aéroport travaille à un schéma qui ferait passer la capacité des aérogares de 10 à 16-18 millions. La construction d’un terminal 3, dans la continuité du terminal 2, est ainsi prévue.
Autre projet, la liaison par tramway entre l’aéroport et le centre-ville vers 2015, tandis qu’à l’horizon 2023 la plate-forme serait finalement dotée d’une gare TGV située à quelques mètres des aérogares.


