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Meetings et Incentive
[12/01/2012]

Le plus célèbre des studios photo parisiens est aussi un des lieux de réceptions les plus élégants de la capitale.

Entrez dans la légende : c’est l’invitation que lance le Studio Harcourt aux organisateurs de cocktails, dîners ou séminaires désireux de donner un peu de magie à leur événement. Cette entrée, elle se fait tout simplement, en appuyant sur le digicode du numéro 10, rue Jean Goujon, à mi-chemin entre les rues Franklin Roosevelt et François Ier. Noble porte, noble porche ; on se retrouve dans une cour, face à une discrète villa ornée de végétaux. Sauf que : du haut de cette couronne de lierre, 77 années de glamour vous contemplent.

 

Retour en arrière. Tout commence en 1934 avec la rencontre du fils de la couturière Nina Ricci, de la photographe Cosette Harcourt et des frères Lacroix, patrons de presse désireux de donner une “patte” particulière aux illustrations de leurs magazines. Un capital, des compétences et un carnet d’adresses : il n’en fallait pas plus pour lancer ce fameux “style Harcourt”, immédiatement reconnaissable par son jeu de lumières veloutées et d’ombres soyeuses ainsi que par la tout aussi célèbre signature du label. La figure de style allait rapidement devenir figure imposée. “En France, on n’est pas acteur si l’on n’a pas été photographié par le studio Harcourt”, ironisait Roland Barthes dans ses Mythologies.

 

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De Jean Gabin à Jean Dujardin, tout ce que la France compte de stars de cinéma est donc passé par la case Harcourt, de même qu’un nombre impressionnant de sportifs, capitaines d’industrie, personnalités politiques, écrivains de renom... mais aussi de simples anonymes. En trois quarts de siècle d’exercice, le studio recense ainsi près de “500 000 personnes photographiées”. Soit beaucoup, beaucoup plus que les “2 000 célébrités” sur lesquelles s’assoit la réputation des lieux.

 

Ruche de luxe

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Il n’est donc pas indispensable d’avoir fait la couverture d’un magazine pour accéder au saint des saints. Car, derrière la vitrine de ces doux clichés de stars, se cache une véritable entreprise photographique, qui lance à tous – enfin, à tous ceux qui le peuvent... – une invitation à partager in vivo des valeurs déclinées en triptyque : “le savoir-faire, le travail en équipe et l’art de recevoir”.

“Ce qui séduit ici, c’est que c’est un lieu de vie, confirme George Hayter, chargé de la commercialisation des lieux. Ce n’est pas une salle d’hôtel ou de réception lambda. C’est un lieu à taille humaine où, tous les jours, des personnes, célèbres et anonymes, viennent se faire photographier. Et c’est un lieu animé en permanence par une équipe d’artisans chevronnés : photographes bien sûr, mais aussi éclairagistes, maquilleurs, retoucheurs...”
 
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Un univers qui donne à l’évidence un agrément particulier aux événements qui sont organisés au 10, rue Jean Goujon. Du plateau à la salle de maquillage, du grand lobby au bar-lounge, des photos de stars permettent aux convives de créer une connivence, d’échanger des souvenirs. Mais, dans la plupart des cas, le plaisir ne se réduit pas à celui du simple spectateur. “Non seulement nous faisons entrer les participants dans notre univers, mais nous leur donnons aussi la possibilité de vivre cette expérience. Certains peuvent choisir d’organiser un atelier photo. D’autres optent pour la photo de groupe, ou le jeu-concours avec tirage au sort pour gagner des photos Instant individuelles.  Ces photos sont ensuite envoyées à l’entreprise organisatrice qui les transmet aux participants. Ce qui permet de faire un rappel de l’événement, de laisser la trace d’une soirée d’exception”, souligne George Hayter.

 

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De nombreuses entreprises ont déjà saisi cette offre singulière. Même si, Triangle d’Or oblige, on est poli et on ne donne pas de noms : “parmi nos derniers clients, nous avons eu une banque d’affaires, un réseau télécom, un industriel du pneumatique, un fabricant chinois de téléphones ou encore une société d’assurances. Cela se répartit à 50/50 entre dîners et cocktails, même si on peut aussi organiser des conférences de presse, des séminaires ou des comités de direction”, précise-t-on du côté du Studio. Qui délivre également ce seul conseil en cas de prises de vues individuelles : “pour les chemises, évitez les rayures”. Un convive averti en vaut deux...