Accor a signé un accord avec le fournisseur d’énergie éolienne Community Energy INC pour alimenter ses neuf Sofitel nord-américains. Avec un total 1527000 kilowattheures achetés par an, ses propriétés de Chicago, Los Angeles, Miami, Minneapolis, New York, Philadelphie, San Francisco et Washington DC réduiront leurs émissions de CO2 de près de 100000 tonnes.
La protection de l’environnement n’est donc plus l’apanage des éco-lodges situés dans des sites naturels préservés. Les groupes internationaux s’installent également dans les centres urbains. “1” Hotels and Resorts, récemment lancé par Starwood Capital, ambitionne de devenir la première marque d’hôtellerie de luxe écologique : 1 % des revenus sera reversé à des associations locales, la construction et la décoration utiliseront des matériaux compatibles avec un développement durable, le tout sous le contrôle de la NRDC (Natural Resources Defense Council). De leur côté, les bâtiments Andaz ou Aloft, deux récentes émanations de Hyatt et Starwood Hotels and Resorts, seront construits avec des matériaux estampillés
“environnement friendly”. Mais, à l’image d’Accor, les groupes engagent aussi dans cette démarche leurs enseignes plus anciennes. Après son Inn & Conference Center de College Park (Washington DC), Marriott a ouvert, en novembre, à Baltimore, son premier Fairfield Inn & Suites éco-certifié Leed, un des labels en vigueur aux USA, pour ses matériaux de construction ou sa gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets. Le Hilton Vancouver, à Washington, est la première adresse du groupe éponyme à offrir les mêmes garanties. Pour accroître leur parc vert, les deux groupes ont décidé d’inscrire le label dans le cahier des charges des futures constructions Courtyard, Springfield Suites, Hilton, Doubletree, Embassy Suites…
Bien sûr, le coût initial de telles résidences est plus élevé.Quelle en sera l’incidence sur le prix des chambres ? Nulle, grâce aux économies d’énergie réalisées. Ainsi, Hyatt estime que la consommation en eau d’Andaz sera réduite de 80 %. |