Les hôtels n’ont plus le monopole du toit : c’est l’un des principaux enseignements d’une étude menée par l’Institute of Travel Management auprès de 175 travel managers issus de grands groupes britanniques. Selon Paul Tilstone, directeur exécutif de l’ITM, la recherche de logements alternatifs est la conséquence logique de la relative tension qui règne sur le marché hôtelier : “Les acheteurs doivent se battre face à des taux d’occupation élevés et des prix de plus en plus hauts dans le secteur de l’hôtellerie traditionnelle. 60 % d’entre eux ont vu leurs coûts hôteliers prendre jusqu’à 10 % dans l’année, ce qui justifie un appel accru à l’hôtellerie économique, aux hôtels indépendants, mais également aux résidences hôtelières.” Dès lors, 38 % des managers interrogés déclarent avoir recours à ces résidences pour des séjours de cinq jours ou plus.
La recherche de logements alternatifs est également aiguisée par un doute croissant sur les fameux “tarifs négociés” par les entreprises. C’est le second enseignement majeur de cette étude : la multiplication des outils de réservation en ligne a remis de la transparence dans les tarifs hôteliers et 57 % des travel managers déclarent trouver “souvent” sur Internet des tarifs plus bas que ceux qui ont été négociés par leur entreprise. De quoi miner sérieusement la confiance entre l’entreprise et son prestataire… |