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HÔTELLERIE
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HÔTELLERIE
Les classiques réinterprétés |
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À Londres, la tendance est à la renaissance avant d’être à la natalité. Fidèle à son image de tradition et d’innovation, la capitale britannique offre une relecture des grandes oeuvres de son patrimoine hôtelier. |
En 2007, le taux d’occupation des chambres d’hôtel londoniennes a affiché une très nette augmentation (10 %), contre un petit 2 % pour le reste du Royaume-Uni. “Ces chiffres très positifs, explique l’Hotel Development Monitor de l’office de tourisme de Londres, Visit London, sont dûs à une forte demande de la part de la clientèle d’affaires ; mais aussi au fait que la croissance de nouvelles structures hôtelières est restée assez limitée. En particulier dans le centre de Londres.” Et pour cause, ce sont plutôt les réouvertures de grands noms de l’hôtellerie londonienne que les faire-part de naissance qui ont “fait l’événement” en 2007.
L’ère du minimalisme désormais révolue, voici revenu le temps des grands classiques. Des noms mythiques comme Connaught, Savoy, Claridge’s ou encore Great Eastern Hotel semblent compter à nouveau dans les belles adresses du Tout-Londres. Stimulés par la grande vague des boutiques-hôtels chic et tendance qui a déferlé sur la capitale britanique au début des années 2000, les monuments de l’hôtellerie de luxe ont compris que le classicisme pouvait allier charme atemporel et actualité.
RÉNOVATION CHEZ LES CENTENAIRES
Tout a commencé avec, en 2004, le Brown’s Hotel, qui, à l’aube de ses 170 ans, s’était offert un lifting nécessaire pour la bagatelle d’une trentaine de millions de livres. Du coup, le concept a fait des émules. En 2007, le Connaught, l’un des joyaux de Mayfair, a répondu aux abonnés absents, le temps de s’offrir une “réinterprétation contemporaine” et de se doter, entre autres équipements, d’un spa et de plusieurs salles de réunion offrant les technologies les plus pointues. De ces mois de gestation est sorti un joli papillon orné d’une aile supplémentaire lui permettant d’accueillir 31 chambres de plus, dont l’époustouflante Penthouse Suite. Tandis que le Connaught rouvrait ses portes, le 15 décembre dernier, c’est le Savoy qui, lui, fermait les siennes pour une longue sieste regénérante de seize mois. C’est à Pierre-Yves Rochon que revient actuellement le soin d’effacer les rides d’expression de ce grand hôtel qui a vu le jour en août 1889 et rouvrira juste à temps |
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