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[13/12/2011]

Marco Antonio de Britto Lomanto est directeur des produits et des destinations d'Embratur, l'office du tourisme du Brésil.

Quelles actions entreprenez-vous en faveur du tourisme d’affaires ?

Marco Antonio de Britto Lomanto – Nous commençons dès à présent à établir une nouvelle politique incentive à destination des douze grandes villes qui vont accueillir les manifestations de la coupe du monde de football. En fait, nous nous servons de cet événement pour dynamiser le secteur. En tête des villes particulièrement prisées par les groupes, viennent évidemment Rio, São Paulo et Brasilia. Puis suivent des villes à dominante culturelle comme Salvador et Recife, mais aussi Manaus et ses éco-lodges pour tout ce qui concerne le tourisme vert. Le vrai problème, c’est que le Brésil est un véritable continent...
 

On parle beaucoup de problèmes liés à l’insécurité. Ce sujet est-il en phase d’être réglé ?

M.A. d. B.L. – Là aussi, nous avons un plan gouvernemental qui commence à Rio, avant d’être appliqué à toutes les autres villes. Les problèmes liés à la délinquance se sont déjà bien améliorés à Rio. Nous engageons par ailleurs des programmes de réinsertion en prise directe avec le secteur touristique. Notamment dans le cadre de l’évolution d’un tourisme vert, et pas seulement à Manaus. Nous allons aussi développer une nouvelle forme de tourisme au Brésil, le tourisme ethnique, par exemple avec les communautés afros à Bahia ou, ailleurs, avec les Indiens.
 

La classification hôtelière est un peu floue au Brésil. On n’y retrouve guère les critères de qualité habituels…

M.A. d. B.L. – Nous sommes précisément en train de mettre de l’ordre dans tout cela. Nous avons d’ailleurs commencé l’été dernier d’“étoiler” nos établissements sur le mode européen, en priorité dans les villes concernées par la coupe du monde.