[28/12/2011]
Claude Lelièvre est le travel manager de Legrand et vice-président de l’AFTM (Association Française des Travels Managers).
À partir de quel budget voyages un self booking tool devient-il nécessaire ?
Claude Lelièvre – L’utilisation d’un SBT peut convenir à une société au budget voyages d’affaires relativement bas grâce à l’émergence de nouvelles offres dites de “SBT lights”. Je considère que l’outil devient incontournable à partir de 500 000 € de billetterie par an. Il faut aussi que sa gestion ne devienne pas trop lourde.
Le coût d’un SBT est-il élevé pour les sociétés ?
C. L. – Ce coût varie selon la taille de l’entreprise, les fonctionnalités couvertes, la mutualisation ou non des modules, le nombre de profils actifs et de salariés qui se serviront chaque mois du SBT. Il faut aussi définir le périmètre d’utilisation, toutes les filiales d’une grande entreprise n’ayant pas forcément vocation à être équipées de l’outil. Enfin, il faut intégrer le coût de la maintenance du système, de sa mise à jour, du développement des interfaces, de la formation… La consolidation de l’ensemble de ces paramètres fait varier le coût moyen de la transaction à l’année. Celui-ci se situe entre 2 € et 10 € avec une moyenne comprise généralement entre 3 € et 6 €.
Le SBT est-il la panacée pour réduire un budget voyages ?
C. L. – La remontée des meilleurs tarifs dans l'outil et la culpabilité visuelle pour le voyageur qui se sent obligé de réserver le billet le moins cher par peur d’un contrôle de sa hiérarchie, sont des éléments qui font baisser le coût des voyages. Même si le voyageur ne fait pas les meilleurs choix au début, il se familiarise progressivement au yield management et comprend les avantages à anticiper une réservation ou à choisir des billets à contrainte. Le voyageur finit ainsi par mieux acheter et cela fait partie de la rentabilité de l’outil. Pour résumer, je considère qu’un SBT bien géré, bien négocié, bien installé et bien utilisé, est la plus économique comparé à toutes les autres solutions de réservation.


