Publié à la mi-février 2008, le rapport 2007 de l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii) permet de mesurer l’attractivité de l’Hexagone pour les investisseurs extérieurs. De la reprise d’une usine plasturgique en Haute-Savoie par un grand groupe norvégien à l’extension d’un équipementier automobile japonais en Franche-Comté, le rapport permet notamment de se faire une idée concrète de ce que représente actuellement l’intervention des investisseurs étrangers dans le paysage économique français.
Premier constat : 2007, contrairement à 2006, ne restera pas dans les annales comme une année record, puisqu’on enregistre une légère baisse, tant dans le nombre de projets d’investissement (624 contre 665 en 2006) que dans celui des emplois créés ou maintenus grâce à l’investissement étranger (34500 contre près de 40000 en 2006), qui constitue le principal critère d’appréciation utilisé par l’Afii. Second enseignement : les investisseurs européens continuent de rassembler le gros des troupes (67 % des emplois créés), tandis que les investisseurs venus d’Asie progressent (13,5 % des emplois créés contre 7,2 % en 2006) et que ceux provenant d’Amérique du Nord reculent (18,8 % des emplois créés contre 27,2 % en 2006).
Au classement des pays d’origine, les États-Unis conservent la tête devant la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. L’inhabituelle deuxième place de la Suède s’explique par une poignée d’opérations d’envergure menées en 2007, comme le rachat de Protection Service par Securitas (1245 emplois sauvegardés), l’implantation d’Ikea près de Fos-sur-Mer (500 emplois créés) ou l’extension du site de Renault Trucks à Bourgen-Bresse (363 emplois créés).
Concernant la répartition sectorielle des investissements, on observe une baisse attendue de la part du secteur manufacturier (60,5 % des emplois créés ou maintenus par l’investissement étranger contre 63,5 % en 2006) et une hausse de la part des services, même si celle-ci reste fort disparate : “Cette progression est essentiellement imputable aux secteurs des transports et des autres services commerciaux et financiers, tandis que les services aux entreprises et les logiciels connaissent une forte chute”, note l’Afii. |