 |
Accueil >
Archives > Numero 109 >
LE CAP
|
LE CAP
L’Afrique à grand spectacle |
|
|
À l’extrême sud du continent africain, la ville du Cap, capitale provinciale du Western Cap, en Afrique du Sud, s’est enfin tournée vers le tourisme d’affaires en proposant visites culturelles, gastronomie et symbiose avec une nature sauvage. |
D’abord il y a les nuages, ces grosses boules cotonneuses qui enserrent Le Cap et surgissent subrepticement derrière le pic du Diable ou la montagne de la Table et viennent s’alanguir sur les sommets avant de s’effilocher lentement…
Mais c’est un peu plus au sud, en 1488, que le navigateur portugais Bartolomeu Dias doubla un cap terrible qu’il surnomma cap des Tempêtes avant que son roi, Juan II, lui demande de le rebaptiser cap de Bonne-Espérance, car l’endroit ouvrait enfin une voie maritime vers les Indes. Pour la fondation de la ville, il faudra attendre le milieu du XVIIe siècle, quand la VOC – Vereenigde Oostindische Compagnie ou compagnie hollandaise des Indes orientales – ouvre son premier comptoir sous la montagne de la Table pour assurer une étape sûre aux marins de sa flotte. Après moult soubresauts de l’Histoire et un apartheid enfin aboli en 1991, la région est, aujourd’hui, peuplée de Khoikhois, de Xhosas et de descendants d’immigrés européens ou orientaux.
Pour un premier contact avec la ville, la tradition veut, si le temps le permet, que l’on emmène les groupes sur la montagne de la Table. Ils y grimpent grâce à un téléphérique dont la cabine tourne sur elle-même et sur 360°, permettant à tous d’admirer une vue plus que spectaculaire : d’un côté, l’océan, les buildings et les banlieues ; de l’autre, la nature à l’état pur et les pics des Apôtres qui jettent leurs pentes rocheuses jusqu’aux vagues. En haut, sur le plateau, parc national où sont protégées les plantes endémiques comme les fameuses proteacées, les participants à une opération incentive, après avoir observé la faune et la flore, se retrouvent autour d’un grand pique-nique bucolique. Au retour, les plus téméraires descendent en rappel les parois en à-pic sous l’étroit contrôle de la compagnie Abseil Africal.
PARAPENTE, BALADE À CHEVAL OU PÊCHE AU GROS.
Car les activités sportives, en Afrique du Sud, sont à foison : les équipes peuvent s’exercer au parapente en s’élançant vers l’océan du haut de la Tête de Lion pour atterrir en douceur sur une pelouse en bord de plage. Elles peuvent aussi faire une balade à cheval le long de Long Beach, pratiquer le rafting à Table Bay, glisser en sandboard sur les dunes, partir en kayak à la rencontre des otaries de Hout Bay ou bien encore pêcher au gros depuis un catamaran.
Pour une parenthèse culturelle, les groupes se dirigent vers le musée South African Gallery qui expose des maîtres hollandais, mais aussi des pièces d’art contemporain exprimant souvent le malaise social du pays. Dans le patio central, où chuchotte une... |
|
|
| |
|
|
|
|
|
 |