“Parler, regarder, flâner, s’allonger, s’emmitoufler, rêver, se réveiller, lézarder, ouvrir les yeux… sourire”, cette maxime de l’hôtel Seeko’o, inscrite en caractères de verre dans chaque chambre, résume l’esprit de l’établissement : le bien-vivre. Pourtant l’aspect extérieur et novateur de la bâtisse, lisse et blanche, immaculée comme un iceberg – seekoo en inuit – n’y prépare pas vraiment.
À l’intérieur, l’ambiance est cependant agréable : du blanc encore, mais du noir aussi, pour le contraste, et du rouge, par touches, pour la gaieté. La décoration hésite ainsi, dans les 45 suites juniors, entre une sobriété froide et une originalité plus chaleureuse. Un mobilier blanc et noir, encore, mais tout en rondeur et parfois vermillon ; un éclairage blanc, mais qui se colore à l’envi ; le plus décalé étant ce motif léger, entre boule de papier froissé, rose éclose et plume de duvet… La suite “grand angle” est elle aussi tout en légèreté et en clair-obscur : intimiste la nuit parce que située sous les toits, mais très ouverte le jour puisque, au travers de ses murs de verre, on domine Bordeaux. Plus sombre, le bar, le soir, se tamise de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. |