L’étude KPMG reflète la crise
Ce n’est pas une surprise, l’hôtellerie française a été durement touchée par la crise. La 32e édition de l’étude KPMG qui a passé au crible les résultats de 2700 hôtels (soit 36 % du parc hexagonal) témoigne de ce plongeon dans toutes les catégories.
Comparé à 2008, les taux moyens d’occupation à la fin août 2009 affichaient un recul allant de 3,6 points en une-étoile (64,5 %) à 6,7 points en quatre-étoiles (63,6 %). L’hôtellerie haut de gamme a été notamment impactée par une baisse de sa clientèle affaires. Les entreprises ont en effet opéré une descente en gamme pour les déplacements professionnels : des quatre-étoiles vers les trois-étoiles, et des trois-étoiles vers les deux-étoiles. “Cette situation devrait perdurer cet hiver, car les sociétés continueront à appliquer les mêmes mesures en 2010”, estime Stéphane Botz, manager tourisme hôtellerie loisirs chez KPMG, qui n’entrevoit pas de reprise avant la fin de l’année prochaine. Seules les résidences urbaines semblent tirer leur épingle du jeu.
Dans ce contexte, les prix moyens ont baissé dans les catégories supérieures, s’établissant à 176 euros en quatre-étoiles (–9,5 % par rapport à août 2008) et à 87 euros en trois-étoiles (-1,3 %). La tendance est inverse en deux-étoiles (+3,7 % à 61 euros) et en zéro ou une-étoile (+5,6 % à 41 euros), ces hôteliers ayant choisi de compenser la diminution des taux d’occupation par une hausse des tarifs.


