Directrice générale d’Accor Thalassa
Quelle est aujourd’hui la raison d’être d’Accor Thalassa ?
Martine Granier - Nous sommes la division “bien-être” du groupe Accor. Notre coeur de métier reste la thalassothérapie, même si nous avons également une activité de “thermal spa” dans des stations comme Dax, Saint-Lary ou Aix-les-Bains. Nous avons quatorze sites en France et nous nous occupons de la commercialisation de trois sites à l’international : Essaouira (Maroc), Timi Ama (Sardaigne) et Tombolo (Italie).
Comment votre offre se positionne-t-elle sur le marché du bien-être ?
M. G. - Sur ce marché, le code mondial est devenu celui du spa et c’est dans ce code que nous devons évoluer, y compris dans l’univers de la thalassothérapie. Entre les day-spas, les destinations spa rattachées à un hôtel et les green spas que l’on voit émerger, notamment au nord de l’Europe, c’est un marché qui commence à se structurer mais qui reste pour l’heure encore mal encadré ; notamment du point de vue de la formation. Entre santé-thérapie et relaxation-plaisir, nous cherchons pour notre part à réunir le meilleur des deux mondes, avec une forte prévalence de la thalasso, qui est au contraire un domaine très encadré, avec une matière première bien identifiée – l’eau de mer –, des produits validés par des laboratoires de recherches, des infrastructures conséquentes et une équipe de véritables professionnels (kinés, médecins, diététiciens…) qui veillent au bon enchaînement des soins.
Comment s’intègre l’activité séminaires dans cette offre souvent considérée comme orientée loisirs ?
M. G. - De manière tout à fait naturelle. Nous disons : “L’entreprise est un organisme vivant, prenons soin des énergies qui la composent.” En d’autres termes, la meilleure manière de valoriser un collaborateur est de s’adresser à son corps. Nous remportons beaucoup de succès auprès des groupes de 15-20 personnes, mais également sur le marché de la motivation : un séjour en thalassothérapie est un produit auquel on ne pense pas nécessairement par soi-même, mais qui fait très plaisir quand on le reçoit.
Cette offre s’appuie-t-elle sur des services spécifiques pour les groupes affaires ?
M. G. - Pour aider les entreprises à accompagner la thématique de leur séminaire, nous leur proposons cinq modules : “mouvement, “nutrition”, “mental”, “posture” et “image de soi”. Chaque module commence par un entretien individuel avec un spécialiste – par exemple, un diététicien dans le cas du module “nutrition” – et se poursuit par un partage collectif puis une partie ludique, avec des solutions pratiques aux problèmes repérés durant l’exercice.
Prévoyez-vous un développement de votre réseau ?
M. G. - Nous allons ouvrir en 2012 un “centre de santé active” sur l’emplacement de l’ancienne piscine Molitor, à Paris. Le centre sera couplé avec un MGallery d’une centaine de chambres. L’idée étant, par la suite, de promouvoir ce concept dans d’autres capitales européennes. Par ailleurs, l’aspect unique de notre proposition – un groupe hôtelier mondial avec un savoir-faire “bien-être” intégré – nous permet d’être approchés en tant que consultant ou opérateur dans un grand nombre de pays. Nous sommes notamment sollicités pour des projets venus de Corée du Sud ou du Moyen-Orient.
Bio Express
Carrière chez Accor responsable des agences du groupe puis responsable commerciale des Croisières Paquet. Après un détour dans la filiale gastronomie du groupe Bongrain-Potel & Chabot, prend la direction de Festival Croisières jusqu’en 2002.
Directrice générale de Selectour de 2003 à 2007.
Directrice générale d’Accor Thalassa depuis janvier 2008.


