Deux cités au caractère bien trempé et des contrées sauvages, terres des plus belles légendes du monde… À l’heure du développement durable, le pays s’affiche comme une solide alternative aux destinations du bassin méditerranéen.
C’est une suite à l’élégance racée, sans fioriture ni excès, où règne en maître le carreau écossais, des rideaux jusqu’au dessus de lit. La chambre 552 du mythique hôtel Balmoral d’Édimbourg serait presque banale si, en janvier 2007, J. K. Rowling n’avait mis ici la touche finale au dernier tome d’Harry Potter. Depuis, cette fameuse suite porte le nom de la romancière, sans doute inspirée par la vue – magique bien évidemment – sur les toits de la ville. Un autographe s’affiche même sur l’un de ses murs…
Une postérité pas vraiment étonnante, car le jeune sorcier est en passe de détrôner Sherlock Holmes au panthéon des héros écossais ! Certes, il n’a pas encore sa statue à Édimbourg, contrairement au flegmatique détective figé dans l’éternité sur Picardy Place, à l’endroit précis où sir Conan Doyle est né. Mais, à défaut de pouvoir visiter l’école de Poudlard, sortie de l’imagination de J. K. Rowling, tout ce qui touche à la saga est désormais voué à un véritable culte. Comme l’Elephant Café, ce salon de thé à la devanture citrouille où l’écrivain, en contemplant le château de la ville, inventa le personnage qui fait aujourd’hui sa fortune. Sur sa vitrine, la mention “Birthplace of Harry Potter” rappelle aux étourdis la nouvelle dimension “historique” du lieu.Le sorcier n’est pas qu’une mine d’or pour son auteur. Il l’est également pour la capitale écossaise qui accueille une fois par an une délirante convention des fans d’Harry Potter. Et les agences incentive y trouvent, elles aussi, prétexte à de nouveaux programmes, allant jusqu’à privatiser un wagon du train à vapeur reliant Fort William à Mallaig, au Nord-Ouest de l’Écosse, pour deux heures d’un trajet qui trouve son paroxysme lors du franchissement du viaduc de Glenfinnan, immortalisé dans l’adaptation cinématographique des aventures du sorcier…
Sous le charme d'un jeune sorcier
Comme un écho à cette frénésie “potterienne”, les fantômes n’ont jamais été autant à la mode à Édimbourg. L’architecture très formelle et massive de la ville, avec ses demeures grises de style georgien, n’y est sans doute pas étrangère. Ainsi pullulent les “ghost tours”, façon train fantôme.Quand la nuit tombe, les fameux “closes”, ces ruelles pentues du quartier médiéval aux allures de coupe-gorge, sont l’occasion de quelques rencontres effrayantes – mais toujours drôles – avec des comédiens grimés. Après tout, le docteur Jekyll, alias Mister Hyde, n’est-il pas inspiré de l’histoire d’un notable de la ville ? La capitale de l’Écosse regorge de ces histoires à glacer le sang, propices à des chasses au trésor ou à des parcours tendance “gore”. Pour pimenter encore l’action, on utilise parfois des “black cabs”, ces fameux taxis noirs qui s’enfuient dans la nuit. Avec un peu de pluie, c’est encore mieux ! En tout cas, depuis la nouvelle ville jusqu’à Arthur’s Seat, cette étrange montagne sauvage qui trône en plein coeur de la cité, l’itinéraire ne manque pas d’émotions. On passe évidemment par le Royal Mile, l’artère historique d’Old Town, avec ses hautes maisons médiévales et l’on s’arrête, ici ou là , pour écouter quelques “pipers” jouer de leurs cornemuses.
Histoire tourmentée
Le château d’Édimbourg se dresse fièrement à l’une des extrémités de cette voie royale, vaste forteresse médiévale où se sont succédé quelques-uns des épisodes violents de l’histoire d’Écosse. “On y organise des dîners d’une centaine de personnes à la lumière de simples torches, accompagnés de personnages costumés ; ou bien encore, on donne des cocktails sur sa place centrale baptisée Crown Square, pour des groupes allant jusqu’à 300 participants”, raconte Jayne Hinds, directrice des ventes Événements corporate d’Historic Scotland. “On peut inviter les convives à porter le kilt, s’amuse Helen Manning, guide touristique. C’est délicieusement sexy s’il est bien porté !” C’est derrière les murs épais de la forteresse que se cachent les joyaux de la couronne écossaise. Un incentive permet de les approcher de manière très exclusive, mais toujours sous le regard inquisiteur de très sérieux gardiens… Pour ce qui concerne l’ambiance, le château de Sterling, à 50 kilomètres d’Édimbourg, n’est pas en reste. On y organise des dîners de 300 personnes qui donnent l’occasion de goûter le haggis, la célébrissime panse de brebis farcie ! Avec, en prime, la caution historique. Car c’est ici qu’en 1297,William Wallace bouta les Anglais hors d’Écosse.
Mais, pour l’heure, revenons à Édimbourg. À l’autre bout du Royal Mile, le palais de Holyrood est la résidence officielle d’Élisabeth II. Celle-ci se visite, sans qu’il soit pour autant question de la privatiser, Sa Majesté n’aimant guère à prêter ses affaires… Mais que les amateurs de têtes couronnées se rassurent : le Britannia leur permettra de goûter aux ors de la royauté ! Car son ancien yacht d’apparat – un vrai petit paquebot – coule une retraite méritée dans le port de la capitale écossaise. Pendant 40 ans, il a promené Élisabeth II sur toutes les mers du globe et se loue désormais pour des événements, de 176 personnes au maximum. Tout y est : les marins en tenue de gala, le champagne servi dans le salon aux canapés fleuris, et même la soirée dansante, “forcément” royale. Avec, en prime, le privilège de visiter la cabine de la reine !

1 ) L’ambiance chaleureuse de ses pubs, un des nombreux attraits de la capitale écossaise.
2 ) Dans les rues d’Édimbourg règnent fantômes et esprits, ferments qui ont nourri l’imaginaire des nombreux écrivains qui y sont nés comme Stevenson, Conan Doyle ou Walter Scott ou qui y ont laissé leurs traces comme J. K. Rowling.
3 ) Robert Bruce, devenu roi sous le nom de Robert I er d’Écosse, vainqueur de la bataille de Bannockburn en 1314 qui scella pour un temps l’indépendance de l’Écosse, incarne l’esprit de résistance face à son voisin anglais.
Face à l’imposante majesté d’Édimbourg, Glasgow l’industrielle, avec ses usines fumantes et ses entrepôts crasseux, fut longtemps délaissée. Même si 70 kilomètres seulement séparaient l’aristocratie et la grande bourgeoise du monde ouvrier. Mais cela, c’était avant que Glasgow n’enraye son déclin et se transforme en cité “tendance”. Désormais, ses lourds immeubles victoriens de briques rouges abritent des boutiques de modes et des galeries d’art. Ses anciennes banques ornées de sculptures monumentales, vestiges d’un XIXe siècle opulent, à l’époque où la deuxième ville de l’Empire en était sa vitrine commerciale, se sont métamorphosées en restaurants et clubs branchés, à l’instar du Corinthian Club. “On peut lui préférer le Sloan’s, le plus vieux restaurant de la ville, perdu dans Argyll Arcade, passage couvert qui rappelle ceux de Paris”, explique Marion Maudsley, guide touristique. Le centre-ville se resserre autour de George Square et de la statue de la reine Victoria. Il suffit de s’engouffrer dans la très commerçante Buchanan Street pour sentir vibrer la jeunesse écossaise, s’amuser de sa turbulence au sortir de l’université toute proche. Elle se retrouve, cette jeunesse, sur les marches du nouveau Glasgow Royal Concert Hall avant de s’égayer dans les pubs voisins. Le contraste avec la quiétude de la cathédrale toute proche, seul édifice catholique à avoir survécu à la réforme protestante, n’en est que plus fort.

Fermement établi sur son promontoire rocheux, le château d’Édimbourg domine la ville depuis le XI e siècle. Plusieurs fois modifiés, ses murs racontent l’histoire mouvementée d’un pays fier de ses héros dont les statues ornent l’entrée d’un lieu qui se prête aussi à la tenue d’événements sur une thématique “royale”.
Immeubles abandonnés, entrepôts désaffectés… ce décor post-moderne était propice à l’épanouissement artistique, sous toutes ses formes. Dans le sillage de Charles Rennie Mackintosh, architectes, peintres ou musiciens laissent éclater leurs talents.Que ce soit dans Merchant City, l’ex quartier marchand devenu très actif culturellement, ou au plus classique GOMA (Galery of Modern Art), le musée d’art contemporain installé dans l’ancienne bourse et qui se prête à la tenue de cocktails. Cette frénésie artistique court jusque dans les faubourgs de la ville, le long de la rivière Clyde, là où les anciens chantiers navals ont fait place à des immeubles à l’architecture audacieuse, à l’image du flambant neuf Riverside Museum, dédié aux transports. Tout en rondeur et dominé par une façade de verre rehaussée de quatre pics, le bâtiment a été conçu par Zaha Hadid, nouvelle star de l’architecture internationale. Ce musée, qui ouvre ses portes pour des soirées privées, contribue également à renforcer une offre culturelle déjà très riche, avec notamment le Kelvingrove Art Gallery & Museum. Derrière sa façade victorienne, il cache un étrange capharnaüm, un peu comme si, à Paris, le musée d’Orsay, le Louvre et le muséum d’histoire naturelle ne faisaient qu’un ! Ce soir, un dîner de gala se déroulera dans son vaste hall, sous le regard d’un éléphant empaillé qui se demande encore ce que fait cet avion de guerre suspendu au-dessus de lui ! Mais pour l’heure, ce sont des hordes d’écolières, jupes plissées et queues de cheval qui animent le grand escalier…
Les Highlands et l'âme des dieux Celtes
La découverte de Glasgow et d’Édimbourg ne suffit évidemment pas pour pénétrer l’âme écossaise. Alors, pour en percer les mystères, il faut s’enfoncer plus haut dans le pays, vers les bien nommées Highlands, les hautes terres où rôde l’âme des dieux celtes, où résonnent encore les cors des chefs de clans. Un team-building sur le thème des Highland Games, cette compétition traditionnelle qui anime chaque village durant l’été, constitue une très amusante mise en bouche avec, au menu, des épreuves improbables comme le lancer de tronc d’arbre ! Pour une immersion en pleine nature écossaise, on pourra se contenter de filer à Loch Lomond, à une heure de route de Glasgow. Mais l’idéal – à condition d’avoir deux jours devant soi – est encore de rejoindre la ville d’Inverness, au bout du loch Ness. C’est, au choix, trois bonnes heures de route ou une heure d’hydravion.

1, 2 ) Battue par les vents, la lande écossaise est une terre d’élevage pour de ravissantes espèces locales qui ont su s’adapter au rude climat : la vache Highland Cattle aux longs poils roux et le mouton de Boreray, dont la laine sert à confectionner tweeds et tapis.
3 ) Le loch Lomond, deuxième plus grand lac d’Écosse après le loch Ness se prête à la pratique sportive de la voile, mais aussi à des croisières plus récréatives.
4 ) Oban, port d’embarquement pour l’île de Mull, dans l’archipel des Hébrides, séduit les touristes depuis le début du XIX e.
5 ) La nature de l’Écosse s’exprime dans le contraste brutal des couleurs où le vert de la flore s’associe au noir des rivières et au gris de la roche granitique.
Lochs noirs et profonds
La montée vers ces hautes terres n’est jamais monotone. Au pays des lochs et des glens, vallées d’origine glaciaire, les paysages bruts et sauvages ne cessent, comme par espièglerie, de changer au gré des lacets de la route… Au choix des nuages aussi, selon qu’ils bourgeonnent dans un ciel bleu ou qu’ils noircissent l’horizon, déclinant des gris foncés magnifiques. Le jaune des ajoncs en fleurs répond au pourpre des bruyères ; les lacs aux eaux d’acier répliquent les prairies, rasées façon green de golf par des moutons appliqués. Ces boules de laine boulochent à qui mieux mieux, s’appropriant les collines ou partageant l’espace avec de drôles de vaches à longs poils, les Highland Cattle, sympathiquement surnommées les vaches “hippies”. “En Écosse, il y a 5 millions d’habitants… et 10 millions de moutons”, rappelle en souriant Helen Manning.
En chemin, impossible d’y résister. On se surprend à scruter – cela ne rate jamais – les eaux du fameux loch Ness, à chercher Dieu sait quoi derrière le moindre souffle de vent irisant sa surface, à espérer tomber nez à nez avec Nessie. Pour se donner toutes les chances, il est même possible d’effectuer une croisière privée sur le lac, à bord du Jacobite Queen qui peut accueillir 160 personnes. Évidemment, rien à l’horizon ! Mais n’allez surtout pas dire à un Écossais que Nessiterras Rhombopteryx, le nom scientifique du “monstre”, n’est que pure invention. Cela pourrait fâcher ! Reste le loch, long de 38 kilomètres qui, telle une lame d’acier, fend les montagnes de ses eaux sombres. Ce n’est certes pas le plus beau du pays, mais c’est bien sûr le plus célèbre. Le plus profond aussi : 250 mètres.

1 ) Châteaux en ruine et lacs profonds : l’âme des Highlands réside dans cette confrontation entre une nature rude, virile, et les marques d’un passé chevaleresque où les guerriers écossais sont restés célèbres pour la défense féroce de leur territoire, à commencer par William Wallace, immortalisé par le film Braveheart.
2 ) Remontant à l’ère glaciaire, les lochs cisèlent le paysage écossais, qu’ils soient lacs d’eau douce s’insinuant entre landes et vallées à l’image du plus célèbre d’entre eux, le loch Ness, ou fjords d’eau de mer modelant les côtes comme ici le loch Fyne, bordant les monts Argyll.
3 ) Riches en truites et saumons, les rivières des hautes terres se prêtent à la pratique de la pêche à la mouche, moment de détente en communion avec la nature.
Le décor prend une tournure encore plus puissante à l’approche de Glen Coe, là où le ciel se fait un devoir d’être bas et lourd ; là aussi où les brumes s’endorment au creux des vallons. Comme un écho au massacre du clan Mac Donald en 1692, qui mit à sang cette vallée étroite où la terre, un peu mesquine, un peu punissante, n’a de cesse de se fissurer et de se gorger d’eau. Entre montagnes dénudées et steppes sauvages de couleur fauve ponctuées par quelques fermes blanches, c’est l’un des plus beaux paysages d’Écosse. Assurément. De ceux qui inspirent les cinéastes, Mel Gibson notamment, qui y tourna plusieurs scènes de Braveheart. Si certaines subtilités de l’histoire du pays peuvent dépasser les visiteurs français, en revanche ils s’en donnent à coeur joie dans ce haut lieu de la pêche, de l’escalade et du trekking. Des sentiers balisés conduisent même jusqu’à Sa Majesté Ben Nevis qui, du haut de ses 1 344 mètres, revendique le titre de toit de la Grande-Bretagne.
La “verte” Écosse
Les amateurs de tourisme vert peuvent aussi opter pour Aviemore. Située dans le parc national des Cairngorms, cette petite cité de villégiature propose de larges infrastructures hôtelières pour des opérations nature. Rothiemurchus Centre, un domaine de 10 000 hectares, organise des tours d’observation en Land Rover, des sorties en quad, en VTT ou à cheval, du tir aux pigeons d’argile, des balades en canoé et des descentes de rivière en raft. “On peut venir en train depuis Édimbourg, à bord du sublime Royal Scotsman, l’un des plus beaux trains du monde, pour s’arrêter dans la jolie gare victorienne d’Aviemore”, suggère Philippa Grant, directrice du centre. Le must ? Privatiser un wagon entier pour une exquise expérience hors du temps.
Dans ces paysages de beaux matins ou de fin du monde – au choix, selon l’heure et la qualité du whisky –, les châteaux ne se comptent plus. Ils sont les fiers témoignages de la culture gaélique, celle des clans, les Campbell et autres Mac Leod. Beaucoup sont en ruines, leurs sombres tours ayant définitivement abandonné le combat face au temps et aux assauts du climat. À l’image de Kilchurn Castle, dont les pierres chancelantes veillent sur les eaux tranquilles du loch Awe, ou de Stalker Castle, comme posé sur une minuscule île entre Oban et Fort William. De son côté, Urquhart Castle doit sa notoriété à sa situation privilégiée, sur le loch Ness. Le centre d’accueil des visiteurs et son amphithéâtre qui s’ouvrent sur les ruines sont le théâtre de quelques belles manifestations pouvant accueillir des cocktails de 150 personnes. Difficile néanmoins de rivaliser avec le château d’Eilean Donan, baigné par les eaux du loch Duich. Car celui-là , c’est sûr, tout le monde l’a vu : il a servi de décor pour Highlander et se privatise pour des dîners ou des réceptions...

1 ) Près d’Aviemore, le domaine de Rothiemurchus s’étend le long de la rivière Sprey et du loch an Eilein au milieu d’une forêt de pins centenaires.
2 ) Datant du XIV esiècle, le Cawdor Castle s’est ouvert au tourisme et accueille aujourd’hui dîners et événements dans une ambiance “so scottish”.
3 ) Sous ses allures de chaumière discrète, Edradour, la plus petite distillerie d’Écosse établie en 1825, produit un whisky aux notes complexes, très appréciées des connaisseurs.
Tout de même, et c’est la moindre des choses en Écosse, on peut lui préférer les histoires de fantômes qui, loin du folklore touristique, sont bel et bien ancrés dans les croyances populaires. “Il s’agit plutôt de présences. Je les sens, mais elles sont agréables, jamais angoissantes”, assure Lady Angelika Cawdor. Cette élégante aristocrate habite toujours son délicieux château de Cawdor, à 15 minutes d’Inverness, là où Shakespeare aurait planté le décor de Macbeth.Avec son pont-levis, son donjon et son étroit escalier en colimaçon conduisant au chemin de ronde, l’endroit est absolument ravissant… On y visite la salle à manger ornée de tapisseries, les chambres, les cuisines… Le château accueille aussi des dîners très exclusifs pour une cinquantaine de convives. “On peut même organiser une compétition de golf sur le neuf trous adjacent, ou une chasse au trésor dans la forêt de chênes et dans les jardins odorants que j’ai décorés d’oeuvres d’art contemporain”, ajoute Lady Cawdor.
Enfin, faut-il préciser qu’une opération en Écosse ne saurait s’imaginer sans quelques dégustations de whisky ! Le choix est large, tant les distilleries fleurissent le long de la route des whiskies qui serpente parmi les collines, à l’Est des Highlands.
Depuis les très célèbres comme celles de Glenfiddich, Glenmorangie, Oban ou Dalwhinnie, jusqu’aux inconnues, comme Edradour, tout près de Pitlochry et qui est tout simplement la plus petite distillerie d’Écosse. Le long d’une rivière, élément indispensable pour donner à la boisson son incomparable parfum de tourbe, quelques petits bâtiments blancs abritent deux alambics distillant du whisky à l’ancienne et, bien évidemment, une salle de dégustation. Avec une teneur en alcool dépassant les 50°, “a wee dram” – un petit verre – suffit pour donner des soirées fort joyeuses. Mais surtout ne jamais s’aventurer à y ajouter un quelconque soda. C’est un sacrilège en Écosse !


