Voilà sans doute l’un des secrets les mieux gardés de Malte. Et pourtant, difficile de ne pas tomber au détour d’un chemin cabossé ou du moindre arpent de terre cultivé sur ces heureux pieds de vigne. Heureux, oui, car le nectar sorti du sol calcaire maltais mérite plus qu’une dégustation entre deux bains de soleil.
Cabernet sauvignon, chardonnay et merlot importés de France ont pris avec le temps un délicieux accent insulaire. Comme ces blancs secs et corpulents qui répondent au doux nom d’Isis ou de Céleste.
Cultivée dès l’époque romaine, la vigne maltaise a connu une seconde naissance à l’aube du XXe siècle. Et c’est à un chevalier que l’on doit cette redécouverte, lorsque, en 1919, il lance son appellation, le marsovin. Suivront, pour les plus connus, le delicata, puis le meridiana dans les années 1990. Ce dernier a dû s’approprier l’ex-terrain d’aviation de la Royal Air Force pour exister. Plus de 100000 bouteilles sortent désormais chaque année de cet ancien champ de bataille. Mais la consommation reste locale.


