Gozo est aux Maltais ce que la Normandie est aux Parisiens, ou le Kent aux Londoniens. Une bouffée d’oxygène. Une campagne idéale à un saut de puce.
Plus vallonnée que sa grande soeur, “l’île aux trois collines” bichonne ses parcelles de cultures en terrasse, ses quelques plans de vigne et ses orangers généreux. Moins peuplée, elle soigne ses plages de sable doré et ses côtes accidentées aux eaux limpides. On lui trouverait presque quelque chose de cycladique.
Pas étonnant qu’Homère y ait jeté Ulysse dans les bras de Calypso qui tenta pendant sept ans de lui faire oublier son Ithaque natale. Séparée de l’île de Malte par un bras de mer et la petite île de Comino, Gozo est un voyage dans le voyage. Une introspection dans la Malte d’autrefois, celle des mystères et des légendes. Des curieuses salines séculaires creusées dans la roche aux temples préhistoriques en passant par les splendides falaises de la baie de Dwejra…


