Jump to Navigation
Technologies

Vers le tout-tactile

[5/02/2010]

Professionnels ou particuliers, étudiants ou indépendants… tout le monde peut se sentir concerné par un netbook, ces PC abordables, légers, simples, sans lecteur de disque et compacts. La colonne vertébrale de ces ordinateurs est constituée d’un ensemble de composants Intel, articulés autour des processeurs Atom. Peu puissants, ils sont plus à l’aise avec Windows XP. Or, pour ne pas parasiter le reste de ses gammes, Microsoft impose des caractéristiques limitées : écrans inférieurs à 12 pouces, disques durs de 160 Go et mémoire vive (RAM) de 1 Go. Ces spécifications définissent quasiment l’appareil. De toute façon, il serait impossible de faire tourner Windows Vista avec 1 Go de mémoire vive. La sortie de Windows Seven change la donne, cet OS au goût du jour étant relativement léger.

Différenciation

Second facteur de changement, le ras-le-bol du clonage. Tous les netbooks se ressemblant, à deux ou trois détails près – poids, taille de la batterie et de l’écran –, il fallait que les fabricants s’orientent vers de nouveaux développements. Et passent par davantage d’autonomie, ainsi que des versions plus récentes des processeurs. Mais le netbook est avant tout un produit d’usage et non de spécifications. Il a été conçu pour une utilisation centrée sur Internet, le mail et le simple loisir. Ce fait a été généralement négligé par les vendeurs qui les ont fait passer pour des PC à part entière, des PC un peu limités, mais tout juste. Ce qui est loin d’être le cas. La solution consiste donc à proposer des écrans tactiles.

Ce sont les tablets PC qui furent d’abord équipés, mais ils ne connurent qu’une courte gloire, car inaboutis. Depuis, les progrès des écrans tactiles, poussés par la téléphonie mobile, ont autorisé une bien meilleure qualité. Autre nouveauté : l’apparition d’OS alternatifs àWindows. À côté de Windows XP, les premières générations de netbooks tournaient aussi sous Linux, un système simple mais méconnu et de ce fait réservé à des spécialistes.

La plupart des utilisateurs recherchant une similitude d’usage entre leurs différents ordinateurs, Windows s’est tout naturellement imposé. Mais l’OS de Google, Android, est en train de se faire une place dans le secteur. Très peu gourmand en ressources, c’est un OS de smartphone. Il ramène donc les netbooks à un usage proche de leur vocation initiale.

Dimensions

Autre signe de mouvement, les marques veulent profiter du nom “netbook”, étiquette vendeuse, en mettant sur le marché des produits sortant de la stricte définition de la catégorie. Ainsi, chez Acer, MSI et Packard Bell, on trouve des ordinateurs avec écran de 12 ou 13 pouces tournant sous Vista ou Seven, avec des processeurs de génération N-2 remis au goût du jour, des disques durs conséquents, et une grande quantité de mémoire vive. Au diable l’orthodoxie, c’est désormais le confort qui compte. Et sur ce plan, arrive en tout premier la question des dimensions.

On ne le répètera jamais assez, 10 pouces est un strict minimum, car c’est véritablement à partir de 11 pouces qu’un netbook est aisément exploitable. En particulier pour ce qui concerne le clavier, dont les touches ne peuvent descendre sous une certaine taille. Et encore faut-il savoir ce que l’on achète… En l’occurrence, il s’agit d’un PC limité, sujet à des lenteurs, auquel on ne saurait demander la même chose qu’à l’un de ses grands frères.