Place à part pour un palace
“Habemus Grand Chef !” La fumée blanche peut s’élever au-dessus de la place de la Concorde : le Crillon vient de se trouver un nouveau chef – Christopher Hache en l’occurrence – pour reprendre les cuisines doublement étoilées des Ambassadeurs, le restaurant gastronomique de l’hôtel, en sommeil depuis le départ de Jean-François Piège, en juillet dernier.
L’occasion de donner un coup de projecteur sur un établissement qui continue d’œuvrer en patriarche tranquille sur la grand mare aux carrés d’as des palaces parisiens. Ici, pas de “concept”, pas d’obsession design, pas de bling-bling équipementier, mais tout le charme de l’“éternel parisien”, ses moulures, son mobilier Louis XV, ses lustres et ses tapisseries. Avec, en prime, la plus belle adresse de Paris. Et sur ce point, l’Hôtel Crillon n’a pas vraiment de compétiteur… La tour Eiffel à main droite, les Tuileries à main gauche, l’Obélisque droit debout et l’Assemblée en toile de fond : difficile de faire plus saisissant à Paris que la vue panoramique sur la place de la Concorde dont profitent les privilégiés occupant les suites “présidentielles” et “signature”, ou encore les invités des grands salons historiques du premier étage. Des salons qui ne sont pas les seuls lieux de rendez-vous d’affaires d’un palace où les opportunités de rencontres élégantes ne manquent pas, entre petit déjeuner dans la salle des Ambassadeurs, heure du thé sous le plafond bleuté du Jardin d’hiver et apéritif au Bar Crillon, conçu par le sculpteur César et revu par Sonia Rykiel. Indémodable.


