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Écrans flexibles et nouvelles énergies

[5/12/2009]

Le futur est incertain. Les technologies foisonnent et seul le temps dira lesquelles émergeront, trouveront leur public et feront partie de nos vies. Car les départements de R&D ne chôment pas. D’aucuns pensent que leurs ordinateurs sont assez petits et endurants, que leurs téléphones leur suffisent et que les changements ne se feront que par améliorations successives. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises !

Miniaturisation

La recherche suit trois axes principaux : autonomie, miniaturisation et puissance. La question centrale est aujourd’hui celle de l’énergie. On sait toujours aussi bien la produire et toujours aussi mal la stocker. Les accumulateurs adoptent de nouveaux alliages pour effectuer les réactions chimiques produisant de l’électricité. L’élément le plus prometteur est le lithium, qui se généralise. De fait, la capacité des batteries ne cesse de croître. Mais leur poids et leur taille baissent moins vite que les composants ne progressent.

L’avenir des piles passe par deux voies. En plein décollage, le solaire se généralise sur les téléphones et comme source d’énergie universelle et renouvelable, mais reste de faible puissance. Autre solution prometteuse : la pile à combustible, également pressentie dans l’industrie automobile. Elle utilise la rencontre d’atomes d’oxygène contenus dans l’air et de molécules de dihydrogène. Mais il n’existe pas de filière de production d’hydrogène. Les prototypes, dont les premiers remontent à 2006, utilisent donc du méthane ou d’autres composants préexistants. L’espoir viendra de la découverte de gaz non toxiques ou ininflammables.

Frugalité

Les téléphones et ordinateurs portables sont actuellement soumis à des limites physiques : la taille de nos doigts, notre confort visuel. Il faut donc contourner le problème. Solution suscitant le plus d’attentes : l’écran flexible. Les technologies Oled (diodes organiques luminescentes) ont déjà révolutionné la consommation d’énergie des écrans. Les pixels qui composent les images y sont emprisonnés, façon sandwich, entre deux tranches de plastique high-tech très fin. Résultat, les écrans seront ultraplats et moins gourmands en énergie. Le bénéfice : à moyen terme, ils seront flexibles. Combinés aux technologies tactiles qui continuent de mûrir, ils pourront aboutir à des ordinateurs pliables ou enroulables.

CONTRÔLE

Les interfaces sont au cœur des derniers développements des téléphones et smartphones. Elles sont plus proches des modes de fonctionnement humain, plus intuitives, poussées par l’apparition de nouveaux acteurs. Apple, Google et Linux ont déjà fortement transformé la manière dont nous communiquons avec nos appareils. Certains sont déjà pilotables par la voix, d’autres par le geste. Les commandes deviennent multisensorielles et multidimensionnelles.

L’apparition surprise des technologies 3D appliquées aux téléviseurs permet d’espérer la miniaturisation nécessaire aux appareils portables.

RAPIDITÉ

Côté puissance, la loi de Moore continue de s’appliquer. Cette loi empirique, découverte par le fondateur d’Intel éponyme, prédit que le nombre de processeurs sur une puce double tous les ans. Elle atteint deux limites. La première est celle du besoin de puissance. Pour des questions de budget, d’économie d’énergie et avec la vogue de la légèreté, les ordinateurs deviennent moins gourmands en capacité de calcul. Mais l’appétit des appareils convergents, lui, ne cesse de croître. Le second, c’est l’échauffement. Plus un processeur est puissant, plus il chauffe. Les processus de refroidissement progressent, mais on s’intéresse depuis longtemps à l’ordinateur quantique ou optique, voire biologique. Des processeurs utilisent déjà des fibres organiques nerveuses ou des nanofibres optiques en lieu et place de liaisons internes. La vitesse de transmission et de traitement des données s’en trouve plus que décuplée.

TRANSMISSION

Toujours côté vitesse, la 3G+ est à peine déployée que l’on envisage déjà son successeur, le LTE, ou Long Terme Evolution. En effet, le HSDPA culmine théoriquement à 14 mbps, l’équivalent d’une connexion haut débit domestique correcte. L’ambition de la 4G est de proposer des débits mobiles aussi élevés que les meilleures liaisons par câble et ADSL, soit un maximum de 40 mbps. Ce chiffre est d’ores et déjà dans les capacités de cette technologie, qui devrait connaître ses premiers déploiements dans le courant 2010-2011.

Certains de ces projets sont prêts à éclore et n’attendent que des clients et un cadre juridique favorable. D’autres se situent sur des horizons plus lointains. Une chose est sûre, on parle bien moins de cyborgs, de puces intégrées dans le corps humain. Mais qui peut deviner l’avenir ?