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Travel Management
[19/04/2011]

Filiale commune entre les Chemins de Fer Fédéraux (CFF) suisses et la SNCF, Lyria affirme sa marque commerciale tout en révolutionnant son service.

Quelle part représentent les voyageurs d’affaires dans le trafic de Lyria ?
Alain Barbey - Tout dépend des axes. Ils représentent près de 40 % de nos voyageurs sur Paris- Genève ; 35 % vers Bâle et 30 % vers Lausanne ou Berne. En ce qui concerne la clientèle internationale, Paris-Genève reste l’axe principal pour les voyageurs affaires, surtout depuis que nous sommes passés à 9 fréquences par jour dans les deux sens avec un gain de 20 à 25 minutes sur le temps de parcours.

 

La concurrence avec l’aérien se fait-elle aussi sur le service ?
A. B. - C’est une évidence, et c’est pourquoi nous ne nous contentons pas d’augmenter les fréquences et de raccourcir les temps de parcours. Nous avons engagé un véritable changement de culture en nous concentrant davantage sur la clientèle que sur le produit. Désormais, une fois les passagers à bord, on s’occupe vraiment d’eux ! C’est manifeste en première classe où le service est comparable à celui que l’on retrouve dans l’aérien moyencourrier ; notamment avec le renouvellement de l’offre du bar et un plateau-repas inclus dans le prix du billet et adapté à l’horaire. Nous testons également le WiFi sur l’axe Bâle-Zürich et, si tout se passe bien, nous pensons l’élargir à toutes les destinations.

 

Et en dehors des rames ?
A. B. - Notre volonté est de rendre le trajet de nos clients le plus confortable possible, mais aussi de leur enlever du souci avant et après le voyage. L’émergence des smartphones nous donne l’opportunité d’élargir les possibilités de changement et de modification des réservations en cas de problème. Nous développons également nos salons. Nous avons ouvert un lounge à Zürich dès 2008 et nous en prévoyons un à Genève pour le second semestre 2013. Nous n’avons pas encore de solution à la gare de Lyon, mais nous espérons y ouvrir également quelque chose dans la même période.

 

Quel est l’objectif du nouvel accord que viennent de signer la SNCF et les CFF ?
A. B. - Il s’agit tout d’abord de donner le signal fort du renforcement de ce partenariat en ces temps de libéralisation du marché ferroviaire européen. Il s’agit également d’offrir une plus grande autonomie à Lyria et de combler une lacune qui nous handicapait jusqu’ici : le manque de matériel dédié. L’acquisition de 19 trains qui circuleront vers Genève, Lausanne et Berne va nous permettre, à l’instar de Thalys ou d’Eurostar, de rouler avec notre propre matériel et de porter une image de marque plus cohérente. Cette logique devrait s’étendre bientôt pour le trafic vers Bâle et Zürich.

 

Pensez-vous accroître le nombre de destinations dans le futur ?
A. B. - Nous pensons déjà à potentialiser les lignes actuelles et à y renforcer notre offre. Nous allons bientôt ajouter deux fréquences vers Zürich, avec six trains par jour. Ensuite, nous regarderons les opportunités qu’offre notre nouveau matériel, notamment pour le “TGV des neiges” qui fonctionne sur le marché loisirs, et, éventuellement, pour quelques destinations plus “business” en Suisse alémanique, comme les Grisons ou Saint-Gall. Nous sommes en train d’évoluer, mais mieux vaut être sûr d’aller là où est le marché…

 

Bio Express
Né en 1957 à Tavannes (canton de Berne - Suisse)

 

1978 Diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Lausanne. Carrière chez Swissair à Genève, Boston, Accra, Alger, Los Angeles, Milan.
1999 - 2003 PDG de Gate Gourmet France à Paris, puis de Ligabue Gate Gourmet Italie à Milan.
2003 - 2005 Vice-président exécutif des divisions Airport Activities puis Business Development du groupe Ligabue à Venise.
2005 - 2006 Directeur général de l’office du tourisme de Crans-Montana (Valais).
2007 - 2010 PDG de Cisalpino S.A Depuis juillet 2010 Directeur général de Lyria SAS.

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