[Marché des PME-PMI] - Thierry Fabre, PDG de Sénidéco
Pour nos déplacements professionnels, nous recherchons le meilleur rapport qualité/prix", souligne Thierry Fabre, à la tête de l'entreprise familiale Sénidéco.
Il n'est en effet pas nécessaire d'être un poids lourd de la cote officielle pour se déplacer à longueur d'année. PDG de la PME Sénidéco implantée près de Marseille, Thierry Fabre voyage une semaine sur deux.
Spécialisée dans la peinture décorative, son entreprise familiale travaille quasiment sur tous les continents, des marchés qu'il a souvent ouverts avec le concours d'Ubifrance.
Sur les 3 millions de chiffre d'affaires annuel, 60 % sont réalisés à l'export, en particulier au Japon, en Russie et en Ukraine. Son budget de déplacements professionnels tourne autour de 85000 euros par an. Sur ce total, l'aérien à l'international représente environ 50000 euros. Employant près d'une vingtaine de personnes en France, Sénidéco compte sept voyageurs : le dirigeant et six collaborateurs. Trois parcourent la France en TGV ou en low cost, deux l'Europe et deux autres se déplacent en long-courriers. Pour cette entreprise, les voyages sont vitaux. Pas question d'exposer au salon Batimat de Moscou en recourant à la téléprésence.
Ou de participer à une mission de prospection à l'autre bout du monde de manière virtuelle. Thierry Fabre mise aussi sur les pays émergents qualifiés de BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). L'an dernier, il a même reçu un prix concernant l'écologie à Sao Paulo, des mains du président brésilien Lula. Jusqu'à présent, sa collaboratrice réservait en direct ses billets. Mais il vient de conclure un accord avec une agence pour gagner du temps et obtenir des tarifs plus compétitifs.
Une agence spécialisée est également précieuse pour obtenir des visas affaires dans des pays tels que la Russie, l'Inde ou l'Arabie saoudite. Bien qu'un outil de réservation en ligne soit sur le point d'être installé dans cette PME, les cartes de fidélité restent appréciées. "Les miles accumulés sur ma carte Flying Blue American Express me permettent d'accéder aux salons d'attente affaires dans les aéroports et d'être surclassé lors de mes déplacements lointains", explique Thierry Fabre. Pour l'hébergement à l'étranger, ce patron confie la réservation à ses filiales locales. Au Brésil, par exemple, il préfère descendre dans un Mercure, en Russie dans un Ibis… Soucieuse de son "portefeuille", cette société familiale a l'art de conjuguer confort et recherche du juste prix."



