Les voyageurs français ont longtemps hésité avant d’utiliser de manière extensive leurs cartes de paiement à l’étranger, préférant souvent recourir aux voies alternatives des espèces ou du traveller’s cheque. Avec la généralisation du paiement par carte, cette appréhension tend à s’effacer, mais ses causes n’ont pas complètement disparu.
Même si la fraude représente globalement un phénomène limité – 0,062 % des transactions, soit 270 millions d’euros –, les transactions internationales présentent un facteur de risque plus important que les transactions domestiques, selon le rapport annuel publié en juillet par l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement. “La répartition de la fraude par zone géographique reste marquée par un déséquilibre entre les transactions nationales (dont le taux de fraude est de 0,029 %) et les transactions internationales dont le taux de fraude s’établit à 0,368 % et qui représentent 57 % du montant de la fraude pour seulement 10 % de la valeur des paiements par carte”, note l’Observatoire, qui constate aussi que “le taux de fraude liée aux transactions des porteurs français à l’étranger augmente et s’établit à 0,476 %”, pour un montant de fraude de 85,3 millions d’euros.
Cependant, le taux de progression de la fraude reste moins important que celui du montant global des transactions, et l’essentiel du coût des réparations n’est généralement pas supporté par les utilisateurs, mais par les établissements émetteurs et acquéreurs (pour 51 % du montant) ou par les commerçants (pour 46 %). |