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CUBA
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CUBA
Le mythe caraïbe |
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La plus occidentale des îles de la Caraïbe sait conjuguer, sous un climat tropical, trésors du patrimoine, notamment avec des villes coloniales comme La Havane et Trinidad, et bord de mer, sur les cayos de sa côte nord. |
Le samedi après-midi, à La Havane, c’est sur le Malecón, l’immense boulevard du front de mer bordé d’immeubles rongés par les embruns, que l’animation est la plus pittoresque. Des grappes d’adolescents venus des quartiers populaires, toutes couleurs confondues, s’y retrouvent. Les uns, en équilibre sur les rochers saillants, plongent dans les eaux rafraîchissantes du golfe du Mexique, les autres se chamaillent sur le muret de protection, tandis qu’à l’entrée du port, quelques pêcheurs fatiguent le poisson face au castillo del Morro, une bâtisse militaire construite par les Espagnols à la fin du XVIe siècle.
SUR LES TRACES DE LA RÉ
Car c’est en 1492 que Christophe Colomb débarque à Cuba. Dans la foulée et plus exactement en 1519, les Espagnols fondent San Cristóbal de La Havane et restent les maîtres de l’île jusqu’en 1762, date à laquelle les Britanniques l’occupent pendant neuf mois avant de la leur rendre en échange de la Floride. Le temps en tout cas d’y déporter dans les conditions que l’on sait, près de 10000 esclaves… Aujourd’hui, les rues et les boulevards sont bordés d’architectures à colonnades, plus ou moins dévastées, dont les façades pastel respectent la volonté de la couronne espagnole. Car sous ces latitudes tropicales, le blanc aurait ébloui les yeux des belles…
La visite d’un groupe incentive débute toujours par la découverte de la vieille ville, de ses ruelles, places et placettes disséminées autour de la cathédrale baroque, où se nichent palais ou demeures seigneuriales devenus musées, comme celui d’art colonial ou celui de la ville, ancien palais des Capitaines généraux, dont le patio peut être privatisé. On photographie les vieilles pierres, mais plus encore les vieilles dames, grimées comme des tenancières de maison close, un gros cigare au bec. D’autres, beaucoup plus jeunes et plus pimpantes, déposent sur les joues des visiteurs l’empreinte de leur rouge baiser... En fait, des petits métiers nés de la débrouille chère aux Cubains et... |
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