L’envolée des cours du pétrole contraint les compagnies aériennes européennes à revoir leur réseau et à éliminer les vols les moins rentables dans la perspective de réduire les besoins en carburant de leur flotte. Ainsi, Air France-KLM-Delta a décidé de différer le lancement de sa ligne Orly-New York et ne devrait accroître son offre que de 1,1 % cet hiver, contre 4 % comme il était prévu. Lufthansa a de son côté repoussé l’ouverture d’un second vol Francfort-Los Angeles, tout comme SAS qui recule le lancement de ses lignes vers Delhi et San Francisco et clouera au sol 15 avions. British Airways a par ailleurs annoncé réduire sa capacité de 5 % cet hiver, principalement sur des destinations court-courriers. Mais selon Willy Walsh, son PDG, peu de destinations devraient en revanche être supprimées.
Austrian Airlines est plus drastique avec une réduction de 21 % de ses capacités. Cet hiver, Chicago disparaît de ses horaires tandis que les vols depuis Vienne vers New York,Washington et Bombay seront réduits. Enfin, l’espagnol Spanair a pour sa part annoncé la fermeture de neuf lignes. Même Ryanair rejoint le mouvement. Le géant low cost va supprimer 18 % de ses 1 500 fréquences hebdomadaires sur Dublin et 14 % de ses 1800 vols hebdomadaires à Londres-Stansted. Soit une perte de 1,4 million de passagers. |