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Immobilier d’entreprise : Le grand ajustement

[5/06/2009]

L’année 2009 sera-t-elle celle de l’immobilier immobile ? On peut le penser à la lecture d’une note de conjoncture publiée par CB Richard Ellis dans laquelle transparaît la forte atonie du secteur de l’immobilier d’entreprise en France. “Avec 670 millions d’euros transactés en France sur les trois premiers mois de l’année, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise banalisé enregistre sa plus mauvaise performance trimestrielle de ces dix dernières années”, observent les auteurs de la note, prolongeant ainsi une année 2008 qui a vu l’activité bureaux chuter de 14 % en Ile-de-France et de 17 % en régions.

Attentisme général

Du côté de l’offre, comme de celui de la demande, la faiblesse des engagements trouve sa source dans un attentisme généralisé : “La situation de blocage perdure, les vendeurs n’ayant toujours pas acté l’intégralité du repricing et les acquéreurs anticipant la poursuite de la spirale baissière”, note CB Richard Ellis, qui constate également que la désertion des investisseurs étrangers et la frilosité des banques empêchent la conclusion de “grosses affaires”. “80 % des deals n’ont pas dépassé les 15 millions d’euros”, peut-on lire dans l’étude, ce qui explique que “les rares transactions se concentrent sur de petits actifs parisiens et surtout sur les régions”.

Le recul s’étend à l’ensemble du territoire. Ainsi, sur le marché francilien, la demande placée accuse une baisse de 25 % par rapport au premier trimestre 2008 avec, là encore, une chute particulièrement sensible pour les petites et moyennes transactions. En régions, seuls échappent à la baisse d’activité les marchés locaux dotés d’une “offre neuve adaptée aux besoins et contraintes des utilisateurs” comme Strasbourg,Nantes et Orléans.

Une baisse, donc, mais pas un effondrement. Ce qui permet aux rédacteurs de la note de regarder l’avenir proche avec un reste de sérénité : “Alors que la fin 2008 avait été marquée par la faiblesse des mandats investissement, de nombreux dossiers circulent à nouveau et des propositions pour des immeubles à plus de 100 millions d’euros réapparaissent. Signes du retour d’une certaine attractivité du marché français.”