3 Questions à Stéphane de Laforcade, Président de HCorpo : « être leader en France dans deux ans »

©Eric Bernard Josselin

Quel regard portez-vous sur le marché de l’hôtellerie dans le voyage d’affaires ?

Stéphane de Laforcade – Les responsables voyages connaissent quasiment à l’euro près leurs dépenses dans le domaine aérien, tandis que les réponses sont beaucoup plus floues concernant l’hôtellerie. L’éclatement du marché, en particulier en France où l’hotellerie indépendante joue un rôle prépondérant, conjugué à la multiplicité des sources d’approvisionnement et des modes de paiement, expliquent ce manque de visibilité. Tous les professionnels du secteur que l’on a consulté pour adapter HCorpo à leurs attentes nous ont donné la même réponse. Et plus l’entreprise est importante, plus le mal est grand…
 

Quels sont les objectifs de HCorpo ?

S. d. L. – Etre leader en France sur le marché de l’hôtellerie dans le voyage d’affaires dans deux ans, et au niveau européen d’ici cinq ans, notamment en nouant des partenariats avec d’autres acteurs du marché, comme dans le domaine des moyens de paiement ou des agences de voyages d’affaires. Nous allons aussi nous tourner vers l’international, et ce dès cette année, en ouvrant de nouveaux bureaux en Suisse et en Belgique.
 

Comment percevez-vous l’arrivée de nouveaux acteurs comme Google dans le marché du voyage ?

S. d. L. – Forcément, nous regardons toujours avec intérêt ce que fait un poids lourd comme Google, mais son approche reste très « B to C ». L’arrivée de Google dans le secteur du voyage représente une menace pour des acteurs comme Expedia ou Orbitz, mais le secteur du voyage d’affaires a ses spécificités, par exemple en termes de sécurité des données. Je vois des limites : des contraintes qu’ils surmonteront sûrement, mais on ne sait pas encore comment.