3 Questions à Valentino Piazzi, Directeur Général de l’Hôtel Lancaster : « Faire perdurer l’esprit de cette époque »

Comment les récents travaux de rénovation ont-ils su faire revivre l’âme du Lancaster ?

Valentino Piazzi – L’âme du Lancaster… Le bâtiment a été construit en 1890 et le propriétaire, Émile Wolf, l’a transformé en hôtel en 1925. Nous avons voulu faire perdurer, par le biais de ces rénovations, l’esprit de cette époque : c’est-à-dire celui d’une demeure élégante, noble, discrète, qui vit maintenant bien évidemment avec son temps tout en gardant un style de résidence privée, d’hôtel particulier. On a restauré le parquet, mais en épurant la scénographie, en travaillant sur la lumière pour retrouver la simplicité qui caractérisait le glamour d’alors.
 
Pourquoi avoir choisi de mettre en avant Marlène Dietrich, Boris Pastoukhoff et Émile Wolf en donnant leurs noms à trois de vos suites ?
 
V. P. – Car ils ont contribué à l’histoire des lieux. Cet hôtel a eu la chance de recevoir des stars, des icônes qui ont donné son caractère glamour à l’hôtel. Marlène Dietrich en faisait partie. Elle a vécu ici plusieurs années. Le peintre ukrainien impressionniste Boris Pastouckhoff a également vécu entre ces murs. Mais comme il n’avait pas beaucoup d’argent, il payait ses notes en peignant. Il nous a laissé la quasi-totalité de sa production qui est aujourd’hui exposée aussi bien dans les chambres et suites que dans les parties publiques. Quant à Émile Wolf, il est à l’origine des lieux.
 
Aujourd’hui, quelle est la clientèle ?
 
V. P. – On accueille beaucoup de metteurs en scène et d’artiste très connus mais également des personnes anonymes ; aussi bien des particuliers que des hommes d’affaires. D’autant que nous avons la chance d’avoir un restaurant étoilé, supervisé par Michel Troisgros.