Forum ACTE Paris : la digitalisation au cœur du débat

Le 7 juin, ACTE (Association of Corporate Travel Executives) organisait sa conférence 2017 en présence d’acheteurs et de spécialistes du voyage d’affaires et des nouvelles technologies.
Agathe Fabron, AccorHotels
Agathe Fabron (AccorHotels) intervenant à l'occasion de l'événement ACTE organisé le 7 juin

Pour son événement annuel sur le marché français, ACTE avait donné rendez-vous aux acheteurs et responsables voyages dans l’un des épicentres du business travel made in France : le siège du groupe AccorHotels, installé au sein de la Tour Sequana à Issy-les-Moulineaux. Un cadre idoine donc, pour décrypter les grandes tendances du secteur, et imaginer ce que pourrait être le déplacement professionnel de demain.

« La digitalisation et ses impacts sur le voyage d’affaires » : voilà donc l’angle choisi par les équipes de l’association américaine pour cette demi-journée d’échanges introduite par Sabah Kahoul, responsable projet (ACTE), puis animée par Jean-Michel Kadaner (Areka Consulting). Logiquement, c’est par le prisme de l’hôtellerie que la conférence s’est d’abord attaquée à l’impact de la digitalisation. Agathe Fabron, en charge des dossiers Business Travel et Meetings & Events chez AccorHotels, est revenue sur l’évolution du comportement des voyageurs tout en soulignant les efforts du géant hôtelier pour s’adapter à ces nouveaux usages, et respecter l’équilibre précaire entre politique voyages et autonomie du voyageur.

Mais c’est probablement le volet dédié à l’intelligence artificielle et aux services qu’elle pourrait rendre aux voyageurs qui aura marqué les esprits. La présentation d’Eneric Lopez, Directeur de la stratégie commerciale chez Microsoft, aura notamment ouvert des pistes de réflexion alléchantes, à la fois pour les voyageurs d’affaires et pour les fournisseurs du business travel. Loin de prôner l’avènement du « tout technologique », Eneric Lopez s’est attaché à replacer l’humain au cœur de cet écosystème en devenir. Un humain « augmenté » par les nouvelles technologies – à l’image de cette expérience menée par Air New Zealand, qui mise sur la réalité augmentée pour améliorer la relation entre le steward et le passager en vol – et non « remplacé » par tel ou tel robot.

distinguer l’utile de l’intrusif

Cette session dédiée à l’intelligence artificielle aura également permis à Marilyn Markham (American Express Global Business Travel) de préciser la stratégie de l’agence de voyages d’affaires, décrite comme une « revitalisation de notre capital technologique« . Si la TMC mise beaucoup sur les développements technologiques dévoilés en partie lors des derniers EVP, Marilyn Markham invite à une certaine prudence : « il faut distinguer l’utile de l’intrusif » quant à la personnalisation du service proposé aux voyageurs d’affaires, rappelle-t-elle.