La baisse du trafic s’accélère pour les aéroports parisiens

Un trafic passagers dont la chute pourrait finalement atteindre 70% sur l'année 2020. C'est la prédiction que fait désormais le groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens. 

Roissy CDG 2 au mois de septembre 2020 (Photo: LC)

Le groupe ADP, qui gère notamment les plates-formes parisiennes, vient de revoir à la baisse ses prévisions de trafic pour l’année 2020. La seconde vague de pandémie covid qui déferle sur toute l’Europe devrait se traduire par une chute du trafic passagers entre 65% et 70% sur toute l’année 2020. Les précédentes prévisions pariaient encore sur une baisse « limitée » à 63% sur toute l’année.

Selon les chiffres communiqués par le groupe, le trafic passagers a baissé entre janvier et septembre de 66,3 % par rapport à la même période en 2019. Ce qui se traduit par un total de 27,8 millions de passagers sur les neuf premiers mois. Le chiffre d’affaires a été également divisé par deux depuis le début de l’année.

La meilleure résilience sur le trafic vers les DOM-TOM 

En détaillant l’évolution du trafic sur les trois premiers trimestres, le trafic intercontinental est en recul de 68,0%. L’Amérique du Nord connaît la plus forte décroissance à – 76,8 % suivie de l’Asie-Pacifique à – 75,7 %. Le Moyen-Orient s’affiche en baisse de 68,0 %, l’Amérique Latine de 66,3 % et l’Afrique de 64,5 %.

Seuls les DOM-TOM limitent un peu la casse avec un affaissement du trafic passagers de 45,1 %.

Sur l’Europe hors France, la chute est de 68,4 % tandis que le trafic domestique a connu un effritement de 55,6 % entre janvier et septembre. 

Le nombre de passagers en correspondance est en baisse de 65,4 %. Le taux de correspondance s’est établi à 23,4 %, en augmentation de 0,9 points par rapport aux 9 premiers mois de l’année 2019. Le taux de remplissage affiche quant à lui une chute de 14,6 points, à 72,1 %. Le nombre de mouvements d’avions (236 433) est en baisse de 56,8 %.

Selon Augustin de Romanet, Président Directeur Général d’Aéroports de Paris-Groupe ADP, le trafic ne parviendrait pas à retrouver son niveau de 2019, au mieux en 2024, au pire en 2027… Soit un recul dans le temps de cinq à huit ans pour le trafic passagers.