Akbar Al Baker, PDG de Qatar Airways

"Notre service cinq étoiles, l’attention que nous portons à nos passagers, mais aussi la qualité supérieure de nos équipements nous rend très compétitifs."

Douze ans après sa création, Qatar Airways accumule les succès et augmente la liste de ses destinations. Quelles stratégies permettront à la compagnie de maintenir son prestige ?

Akbar Al Baker – Depuis 1997, Qatar Airways est passé du statut de compagnie régionale à celui d’une compagnie d’envergure internationale. Notre service cinq étoiles, l’attention que nous portons à nos passagers, mais aussi la qualité supérieure de nos équipements nous rend très compétitifs. Qatar Airways va continuer d’élargir la liste de ses destinations – sept ouvertures de lignes prévues pour 2009 – ainsi que la fréquence de ses vols. Nous allons bientôt recevoir plus de 200 nouveaux avions d’une valeur de 40 milliards de dollars. Et nous desservons désormais 18 villes européennes clés.

Que peut attendre la clientèle premium du nouvel aéroport de Doha ?

A. Al B. – Le New Doha International Airport, seul aéroport du monde spécifiquement construit pour recevoir l’Airbus 380, est prévu pour 2012. Il passera rapidement d’une capacité initiale de 24 millions de passagers à 50 millions après 2015. L’actuel Premium Terminal ne représentera plus que 20 % de nos espaces premium, puisque ceux de NDIA se déploieront sur 4000 m2. Et un terminal Emiri (royal) sera entièrement dédié aux vols VIP. Nous prévoyons également un hôtel de 100 chambres au sein de l’aérogare.

Quel sera le coût de ce nouvel aéroport ? Que représentera-t-il pour la compagnie ?

A. Al B. – Cet aéroport sera un point crucial dans le développement infrastructurel de Doha. Ce sera également un hub situé à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident. Sur 2200 hectares, le NDIA sera un mélange d’audace architecturale et technologique dont le coût s’élèvera à 9 milliards de dollars.