Success stories à Amsterdam

Bénédicte Guichard, co-fondatrice de Cleeng, et Jan Hlobil, fondateur de peper.click : ces deux acteurs de l'économie digitale démontrent les atouts d'Amsterdam en tant que ville high-tech.

Bénédicte Guichard, co-fondatrice de Cleeng et Jan Hlobil, fondateur de Peper.Click.
Bénédicte Guichard, co-fondatrice de Cleeng et Jan Hlobil, fondateur de Peper.Click.

Bénédicte Guichard, co-fondatrice de CleengBénédicte Guichard

La bureaucratie est réduite, les démarches sont simples

Qu’est-ce que Cleeng ?
Bénédicte GuichardCleeng est une plateforme e-commerce de vidéos en ligne qui permet aux diffuseurs de vendre leurs contenus en ligne sous forme de souscription ou d’achat à l’acte pour les événements live comme du sport, des contenus religieux ou B2B. Notre secteur d’activité est très porteur, les consommateurs veulent plus de libertés pour consommer à tout moment le contenu qu’ils aiment, sur n’importe quel appareil.

Pourquoi l’avoir lancée à Amsterdam ?
B. G. – Tout a commencé grâce à Gilles Domartini, qui travaillait pour Philips à Amsterdam avec Donald Res, notre partenaire hollandais. Après plusieurs années à batailler pour faire avancer les choses dans un grand groupe, Gilles a finalement sauté le pas en 2011. À cette époque, il y avait beaucoup de discussions au sujet de la création des paywalls pour la presse. Je les ai rapidement rejoints dans l’aventure avec un autre Français, Nicolas Le Gall. Trois d’entre nous habitaient déjà à Amsterdam, un environnement très propice à la création de start-ups. La bureaucratie est réduite, les démarches sont simples, tout est disponible en anglais. Contrairement à la France, ici, on n’a pas peur de l’administration. De plus, la qualité de vie à Amsterdam est excellente, et on ne peut plus vivre sans nos vélos. Sans compter qu’il est facile de recruter des talents parlant anglais. En tout, nous sommes déjà 40, dont 14 à Amsterdam, de sept nationalités différentes : des Chinois, des Français, des Ukrainiens. Et des Néerlandais bien sûr…

Jan Hlobil, fondateur de Peper.ClickJan Hlobil

Former une centaine de réfugiés au marketing online.

Qu’est-ce que le site Peper.click ?
Jan Hlobil –– Peper.Click est destiné aux petites entreprises qui souhaitent optimiser leur usage des outils digitaux, des moteurs de recherches et des réseaux sociaux. Ça, c’est notre facette commerciale. Mais nous avons aussi une facette solidaire avec le projet Make IT Here au sein duquel, en 2017, nous avons formé 16 réfugiés dans le domaine du marketing online.

Comment l’aventure a-t-elle commencé au sein du projet Bijlmerbajes ?
J. H. -– J’ai lancé Peper.Click il y a deux ans alors que je travaillais encore en freelance. L’an dernier, Nick Aldewereld m’a rejoint. Il avait lui aussi un bureau au sein de Lola Lik, l’espace créatif du projet Bijlmerbajes, une ancienne prison reconvertie. C’est ensemble que nous avons eu l’idée d’offrir des stages à des réfugiés. Lola Lik nous a permis de mener à bien nos idées en toute liberté, et nous avons pu d’autant mieux nous épanouir que nous sommes la seule start-up offrant des services de marketing online entre ses murs. Pour notre projet Make IT Here, Bijlmerbajes a été essentiel : nous avons eu des salles de classe gratuites pour nos formations que nous offrons. Sans Bijlmerbajes et l’association Lola Lik, nous n’aurions sans doute pas pu lancer notre projet.

À quoi ressemble le futur pour vous ?
J. H. -– Désormais, nous sommes quatre dans l’équipe. Dans les trois prochaines années, nous avons l’intention de faire grandir ce programme et de l’élever à un niveau national, avec une formation online à distance et gratuite. En 2018, nous voudrions avoir formé une centaine de réfugiés et faire en sorte qu’à l’issue de leur formation, ils trouvent tous un emploi.

(peper.click et www.makeithere.net)