Assistance : voyager sans risque

Assistance : rencontre sur le terrain avec Total

Cinquième groupe pétrolier intégré coté dans le monde, la société Total est présente dans plus de 130 pays et compte près de 93 000 collaborateurs. En 2010, son chiffre d’affaires atteignait 159,3 milliards d’euros. Point sur sa couverture assistance avec le docteur Jean-Pierre Gardair, du département médical international (DMI) du groupe.

De quelle façon le groupe Total est-il couvert en matière d’assistance ?

Jean-Pierre Gardair – Comme nous sommes engagés dans la production de pétrole et de gaz dans de nombreux pays, nous employons du personnel expatrié et local quasiment aux quatre coins du monde. S’agissant des expatriés, les collaborateurs et leurs familles sont couverts par nos contrats d’assistance. Quand une urgence survient, nous travaillons essentiellement avec Europ Assistance, avec qui nous avons conclu un contrat pour accéder à leur plateau technique. À côté de notre abonnement annuel, nous leur réglons les prestations fournies, essentiellement le rapatriement sanitaire. Il est important de pouvoir répondre à des situations d’urgence et de transporter les patients vers des hôpitaux adaptés. Avec cet assisteur et le médecin proche du patient, nous travaillons en bonne harmonie. Cela nous permet de réagir dans l’heure et de trouver, si nécessaire, une solution de rapatriement par avion de ligne ou sanitaire. Une soixantaine d’interventions de ce type est décidée chaque année. Sur ce total, moins d’une dizaine s’opère en médicalisant des avions.
 

Justement en cas d’évacuation sanitaire, quelle solution privilégiez-vous ?

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J.-P. G. – Au préalable, je voudrais préciser que Total dispose de cliniques internes dédiées aux salariés du groupe et à leurs familles dans les cinq pays suivants : Angola, Congo, Indonésie, Nigéria ainsi qu’au Gabon. Dans ce pays, un chirurgien est responsable de notre clinique. Lorsqu’un expatrié, un membre de sa famille ou un collaborateur local est confronté à un problème de santé, il se rend dans l’une de ces cliniques pour y être traité. En cas d’urgence, la situation médicale sera stabilisée et, au besoin, une décision d’évacuation pourra être prise. Il sera alors fait appel à Europ Assistance pour diriger le patient vers un hôpital de qualité dans le pays où il se trouve ou dans un autre pays de cette région du monde. Ainsi, lors d’urgences survenant dans une zone proche de l’Afrique du Sud par exemple, nous nous appuyons sur les structures hospitalières de Johannesburg. Pour des problèmes survenant en Afrique de l’Est, nous privilégions l’hôpital militaire français de Djibouti. En Asie, des structures médicales d’excellence sont disponibles dans plusieurs pays de la zone : à Hong Kong, en Thaïlande, à Singapour.

 

Quelle logistique est déployée lorsqu’un accident survient en pleine nature ?

J.-P. G. – Sur un chantier isolé en plein coeur du désert, la couverture médicale est assurée par des médecins urgentistes travaillant par rotation de quatre semaines. Sur les plates-formes en mer, généralement situées à proximité de la côte, nous faisons intervenir des infirmiers anesthésistes. En cas d’urgence, ces personnels médicaux parviennent à stabiliser les patients et à les escorter par voie aérienne vers l’hôpital le plus proche. Une fois cette première évacuation effectuée, il sera éventuellement fait appel à Europ Assistance pour transporter le patient dans une structure encore plus adaptée, basée à l’étranger si nécessaire.

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