Atout France étudie l’impact de la pandémie sur le secteur MICE

Annulations ou reports, reprise au premier ou second semestre 2021, événements hybrides ou de proximité : une étude d'Atout France et EY montre l'impact de la pandémie auprès des marchés clés pour le secteur événementiel hexagonal.

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Châteauform Liège Saint-Lazare (c) Fabien Barrau

A quand la reprise pour les événements professionnels ? Quels sont les secteurs les plus dynamiques dans ces circonstances ? L’attractivité de la destination France est-elle toujours aussi haute ? Une étude réalisée par Atout France et le cabinet EY auprès d’agences, d’associations organisatrices de congrès et de grandes entreprises en Allemagne, Grande-Bretagne et Belgique, témoigne d’un secteur événementiel fortement touché, mais pas totalement coulé par la pandémie.

Sans mesurer les conséquences du récent reconfinement – l’enquête a été menée à la fin de l’été, mais sera renouvelée au premier et au second semestre 2021 -, plusieurs tendances se dégagent en ce qui concerne l’impact de la covid-19 sur le secteur MICE en France. Si les professionnels ont reçu des annulations en cascade – 54 % des événements prévus au printemps et à l’été ont disparu des calendriers – , 20 % des manifestations n’ont été que reportées et 5 % ont même été maintenues. En parallèle, 21 % ont vu leur nature transformée, confirmant ainsi la tendance croissante aux événements hybrides, mi présentiels mi virtuels. « Les mesures qui restreignent l’activité du secteur ont amené ses acteurs à s’adapter et à réinventer leurs offres, mais le manque de visibilité à moyen et long termes plonge toute l’industrie dans l’incertitude face à l’avenir« , souligne l’étude.

Les points de vue divergent d’ailleurs quant aux perspectives de reprise. Si les secteurs les moins touchés par la crise – industrie pharmaceutique, technologies et biens de consommation – sont les premiers à vouloir réorganiser des manifestations professionnelles, les grandes entreprises n’envisagent pas de réel redémarrage avant le second semestre 2021, voire plus tard pour les séminaires et salons. En revanche, les associations et agences organisatrices se montrent légèrement plus optimistes avec un rebond attendu au premier trimestre 2021, notamment pour les séminaires, les lancements de produit et les team building.

D’autres tendances ressortent de cette étude, outre la part croissante du digital, avec une importance accrue au respect de protocoles sanitaires sécurisants, de même qu’à l’empreinte environnementale. Alors que les organisateurs privilégieront pour leurs événements des lieux moins à la campagne, voire en extérieur, la loi de proximité devrait également jouer à plein. « En effet, la reprise s’opèrera clairement en cercles concentriques, en premier lieu sur des événements locaux et nationaux, mais les voisins de la France pourraient d’ici quelques mois redevenir des clients solides et prêts à faire confiance à la destination France« , conclut l’étude.