Bordeaux

Notre vie n’est que mouvement”, écrivait Montaigne en ses Essais. Au cours des douze dernières années, la préfecture de la Gironde a mis en pratique la maxime de celui qui restera – probablement pour l’éternité – son plus illustre maire.

La concrétisation du grand projet urbain lancé en 1996 a bouleversé l’image de la ville et, plus loin, d’une communauté urbaine de 660000 habitants qui s’étendrait jusqu’à Mérignac, Bègles et Pessac. Le tramway sur trois lignes, l’aménagement des quais, le toilettage des façades du centre historique et la réhabilitation du quartier de la Bastide, sur l’autre rive de la Garonne, ont permis d’accomplir la métamorphose de Bordeaux, lui permettant de transmettre à d’autres métropoles françaises le surnom-mistigri de Belle endormie.

L’histoire ne s’arrête pas là, puisque Bordeaux démarre en 2009 un second projet urbain qui devrait lui permettre de gagner un nouveau quartier d’affaires baptisé Euratlantique, près de la gare, dans la droite ligne du grand projet ferroviaire qui en 2015 mettra Bordeaux à deux heures seulement de Paris.

L’occasion de découvrir les ressources d’une ville qui reste d’abord, aux yeux du monde, LA capitale du vin. Un titre que le Bordelais peut effectivement revendiquer avec, à côté de ses très grands crus, 700 millions de bouteilles produites par an et un chiffre d’affaires estimé à près de 15 milliards d’euros. Une vitrine, un phare qui ne doit pas jeter un voile sur le reste de la ville, où l’on découvre qu’à côté de la tradition, Bordeaux cultive également la modernité, secondant le leader toulousain dans le secteur de l’aéronautique, assurant sa présence dans le secteur de la pétrochimie et de l’industrie pharmaceutique, et conservant une importante activité portuaire.