Brésil : stagnation du marché local, croissance à l’international

Une croissance économique anémique, une forte inflation et une monnaie locale dévaluée : tous ces facteurs contribuent au ralentissement du transport aérien au Brésil, notamment sur les lignes intérieures. 

Un appareil de la TAM en vol (DR)

De janvier à juillet 2015, l’agence brésilienne locale de l’aviation civile a annoncé que les compagnies ont transporté un total de 56,5 millions de passagers domestiques, soit une hausse de seulement 3,6 % comparé à la même période de 2014. Ce qui conduit les transporteurs brésiliens à faire des ajustements de leurs capacités domestiques. Ainsi en août TAM, qui fait partie du groupe LATAM Airlines, a réduit son offre de 8 % à 10 % au plan local. Son concurrent GOL, qui compte Delta Air Lines dans son capital, a également annoncé une réduction du nombre de ses vols. De la même manière, Azul, autre transporteur domestique, a baissé ses capacités de 10 %, après une hausse de 35 % de ses capacités en 2014.

L’avion reste pourtant le moyen de transport le plus utilisé au Brésil. 63,5 % des voyageurs de ce marché ont pris l’avion au premier trimestre 2015, contre 62 % sur la même période en 2014. En revanche, cela va plutôt bien pour les lignes internationales. Par rapport à 2014, les transporteurs brésiliens ont enregistré une croissance de 15,9 % du nombre de passagers sur la période courant de janvier à juillet 2015. TAM densifie son réseau mondial en conséquence. La compagnie a ouvert en juillet quatre vols par semaine sur Brasilia-Buenos Aires et a augmenté ses capacités sur Madrid-Sao Paulo en mettant en service un Boeing 777. 

Les alliances se renforcent également sur ce marché porteur. Tandis qu’Avianca Brazil est devenu le nouveau partenaire brésilien de Star Alliance après le départ de TAM pour Oneworld, United Airlines et Azul Brazilian Airlines ont formé un partenariat stratégique, la compagnie américaine prenant 5 % du capital de Azul.