Marseille - La Joliette : un ancien port tout neuf

« C’est plus de deux milliards d’euros qui auront été investis en cinq ans » : Jean-François Royer, Euroméditerranée

Jean-François Royer est le directeur du développement d’Euroméditerranée.

Jean-François Royer

Où en est Euroméditerranée ?

J.-F. R. – Nous aurons achevé le premier périmètre à l’horizon 2017-2018. Et nous sommes dans une phase d’accélération.
Avec “Marseille, capitale culturelle européenne”, l’année 2013 aura été celle de la révélation au grand public. Beaucoup de chantiers étaient programmés pour être livrés à cette date. On a le sentiment d’avoir levé le rideau sur ce qui est devenu, avec 4 500 entreprises et 35 000 emplois, le troisième quartier d’affaires en France. Avec la transformation de la façade littorale, une logique d’ensemble apparaît.
De la tour CMA-CGM au fort Saint-Jean, c’est plus de deux milliards d’euros d’investissements qui auront été réalisés en cinq ans, dont les trois quarts venant du privé. Dans la période actuelle, c’est assez rare pour être signalé.

Et pour demain ?

Concernant l’immobilier d’entreprise, il y a deux projets phares : Euromed Center et les quais d’Arenc. Euromed Center, c’est 50 000 m2 de bureaux, un quatre étoiles Golden Tulip et un multiplex cinéma géré par Europacorp. C’est une opération importante parce qu’elle vient dans la continuité du quartier d’affaires et poursuit la poussée vers le nord. Le premier immeuble, l’Astrolabe, sera lancé début 2015 ; l’hôtel devrait arriver en 2016. Le second grand projet, c’est celui des quais d’Arenc. Un premier immeuble de bureaux sera livré dès l’année prochaine et on attend encore trois tours : la Marseillaise, dessinée par Jean Nouvel, une tour hôtelière et une tour de logements.

Vous revendiquez une certaine différence avec les quartiers d’affaires “ordinaires”. En quoi consiste-t-elle ?

Dans tout ce que l’on construit, bureaux, logements et équipement, il y a non seulement le souci du développement durable, mais aussi celui de créer un modèle exportable sur l’ensemble du pourtour méditerranéen. On tient compte de la topographie et du climat bien sûr, mais aussi des usages, notamment celui de l’espace public et des revenus disponibles. Cela implique forcément de se tenir à distance des principaux modèles développés jusqu’ici, qui sont plutôt d’inspiration nord-européenne. Les besoins ne sont tout simplement pas les mêmes.

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