Dangereuses lacunes dans le voyage d’affaires selon American Express

Une étude dévoilée le 9 février par American Express Voyages d'Affaires souligne les insuffisances généralisées au sein des entreprises quant à leur politique voyages. Les résultats, parfois édifiants, font état de programmes incomplets, ne garantissant pas une bonne gestion des déplacements et, surtout la sécurité des voyageurs d’affaires.

DR

La sécurité des voyageurs d’affaires apparaît comme le leitmotiv de cette année 2011, avec le même constat récurrent : les entreprises n’ont pas encore pris les dispositions nécessaires pour protéger leurs collaborateurs en déplacements, malgré les impératifs juridiques renforcés depuis l’affaire Karachi. Après International SOS, qui publiait en janvier une étude soulignant la mauvaise gestion du risque voyage, et tout récemment AirPlus, qui dévoilait un rapport sur les assurances et l’assistance voyage en estimant que « seuls 35 % des voyages d’affaires sont actuellement couverts », American Express confirme la tendance. L’étude menée auprès d’une centaine d’entreprises par Expert Insights, le département Etudes d’American Express Voyages d’Affaires Monde, indique que 12% des politiques voyages prennent en compte la sécurité des voyageurs.

Au-delà du facteur risque, le document met en lumière le manque d’efficacité des politiques voyages étudiées (PVE), dont un tiers à peine aurait été mise à jour en 2011. « A l’heure des bonnes résolutions, l’examen et la révision de la politique voyages tend à être négligée » résume d’ailleurs Christa Degnan Manning, directrice d’ Expert Insights. Une révision qui devrait par exemple prendre en compte le développement de l’offre mobile, puisque selon l’étude « aucune de ces politiques n’a pris en compte l’utilisation d’applications mobiles, ou même d’outils référencés pouvant être mis à disposition des voyageurs pour une utilisation en accès à distance et lors de déplacements ». Les frais annexes qui tendent à se multiplier dans les différentes composantes du voyage d’affaires devraient également pousser à la réflexion, puisque 80% des entreprises interrogées n’ont pas abordé leur remboursement dans le cadre de leur politique voyage.

 
La Travel Management Company (TMC) invite donc les acteurs du voyage d’affaires à se pencher sérieusement sur la question, et préconise notamment de mieux informer les voyageurs quant aux risques encourus pendant leurs déplacements, mais aussi vis-à-vis des bonnes pratiques à adopter pour une gestion efficace du voyage d’affaires, non sans avoir réétudié les contours de la PVE pour s’assurer de sa pertinence. « Alors que le marché mondial d’aujourd’hui est en constante évolution, et que la tendance à capitaliser sur la croissance dans les marchés émergents rend les voyages plus complexes que jamais, il ne suffit pas de simplement développer une politique voyages et de présumer que les employés savent ce qu’il faut faire avec résume Helen Brough. La Directrice du département Conseil d’American Express Voyages d’Affaires Monde poursuit « Les entreprises devraient activement exploiter et communiquer leur politique voyages aux employés et impliquer des départements clés de l’entreprise comme les ressources humaines, la sécurité et le juridique comme influenceurs et relais de la PVE ».