Dimitri Demetriou, directeur de l’office de tourisme de Chypre, en France

Pourquoi Chypre ?

Dimitri Demetriou : Au moins pour trois bonnes raisons ! D’abord la proximité, nous sommes à quatre heures d’avion de la France, et ensuite la permanence de notre desserte aérienne : Chypre est reliée à l’Hexagone par des vols réguliers toute l’année, ce qui n’est pas le cas de nombre d’îles méditerranéennes. Enfin, notre situation géographique : Chypre, très au sud en Méditerranée, bénéficie d’un climat privilégié, avec des étés précoces et des hivers très courts… En novembre, la température de l’eau est encore à 21°. C’est la destination la plus chaude d’Europe car, rappelons-le, nous sommes membre de la Communauté depuis 2004 et avons adopté l’euro le 1er janvier 2008.

Comment se comporte la destination ?

D. D. : Sur le nombre d’entrées global, nous sommes stables : nous avons accueilli 2,4 millions de visiteurs en 2007 (+0,6 % vs 2006). En revanche, nous progressons sur certains marchés dont la France (+9,6 %) ou l’Italie (+7,6 %) et, d’une façon générale, sur tous les pays de l’ex-URSS. Notre premier marché reste le Royaume-Uni (1,28 million) suivi loin derrière par l’Allemagne, la Grèce et la Suède. La France n’arrive qu’au 11e rang avec 42000 visiteurs, ce qui nous laisse un grand potentiel de progression.

Et le marché de l’incentive ?

D. D. : Il constitue notre grande priorité, nous recevons environ 600 entreprises par an. Outre les raisons précédemment énumérées, nous avons des cartes à jouer sur ce segment car nous sommes ouverts toute l’année et bénéficions d’un réseau routier efficace, d’une offre hôtelière de qualité en cinq et quatre-étoiles, avec des équipements adaptés, un service reconnu excellent, une cuisine très appréciée… et, bien sûr, un patrimoine historique important, pour l’essentiel accessible aux opérations privées, qu’il s’agisse des sites archéologiques, des lieux marqués par l’époque française ou des places de village pour partager notre art de vivre.

Quels types d’activités pour les groupes ?

D. D. : Chypre est certes une île, d’où de nombreuses activités nautiques et une flotte de yachts privatisables ; mais en plus du balnéaire il y a l’intérieur de l’île, la montagne qui se prête à la découverte de la nature et des villages perchés, aux randonnées à pied, à vélo ou en 4×4.

Des projets ?

D. D. : L’an prochain, le nouveau terminal de l’aéroport de Larnaca, qui pourra accueillir 7,5 millions de passagers par an, sera achevé et nous inaugurerons d’ici à deux ans le centre international de congrès de Limassol. Un quatrième terrain de golf est prévu ainsi que différents projets de marinas pour asseoir le tourisme nautique. Pour ma part, je suis à la recherche d’un partenaire aérien afin de créer une liaison Paris-Larnaca avec départ de Paris le matin et retour dans l’après-midi. Actuellement, c’est le schéma inverse ; j’aimerais disposer de ces deux solutions.