EAN : la connectivité en vol franchit un nouveau cap

L’ARCEP vient de donner le feu vert à Inmarsat pour utiliser des stations sur le sol français dans le cadre du programme européen EAN, visant à proposer l'internet haut débit en vol. IAG devrait être le premier groupe aérien à proposer un tel service.

Inmarsat
L'ARCEP a donné son feu vert à Inmarsat pour utiliser des infrastructures sur le sol français dans le cadre du programme EAN

Il y a un petit plus d’un an, en mars 2017, le groupe IAG signait avec Inmarsat un contrat visant à proposer une connexion haut débit à bord de la flotte du groupe aérien. C’est désormais au tour du marché français de s’engager sur la voie de cette connectivité renforcée : l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), vient d’autoriser Inmarsat à utiliser des stations terrestres sur le territoire français. Car c’est bien là que repose l’un des points forts de cette nouvelle offre : coupler l’internet en vol via satellite avec un réseau terrestre d’antennes. Soit trois cents stations réparties dans tous les pays de l’Union Européenne. Cette combinaison permet à Inmarsat d’augmenter la capacité du satellite Inmarsat S-Band lancé en juin 2017. Elle favorise aussi la viabilité économique du projet pour les compagnies aériennes.

un accès wifi d’une fiabilité et d’une vitesse sans précédent

Le partenaire français du programme, TDF, rejoint donc des protagonistes comme Thales, Nokia, et Deutsche Telekom. « EAN fournira aux passagers des compagnies aériennes européennes un accès wifi d’une fiabilité et d’une vitesse sans précédent », assure Philip Balaam, Président d’Inmarsat Aviation. « L’objectif est de transformer l’expérience passager et de révolutionner le modèle économique des court-courriers en libérant de nouveaux flux de revenus annexes pour les compagnies aériennes – des offres de publicité, de sponsoring, de e-commerce et sans oublier la fidélisation accrue des passagers. L’offre de connectivité à bord est un problème crucial pour les compagnies aériennes et nous sommes convaincus que notre technologie répondra parfaitement aux besoins des passagers, en particulier au niveau européen ».

Hasard du calendrier, BCD Travel publie justement le 17 avril une étude sur la connectivité en vol. Le rapport de l’enquête réalisée par l’agence de voyages d’affaires note que « L’utilisation du Wi-Fi en vol pourrait entraîner des risques de sécurité majeurs pour les entreprises ». Selon Frank Schuchard, Information Security Officer chez BCD Travel, « Ignorant les risques majeurs qu’un réseau sans fil ouvert peut faire porter à l’entreprise qui les emploie, ils s’exposent aux virus et aux programmes malveillants qui peuvent être introduits dans le réseau et propagés vers d’autres utilisateurs. L’entreprise risque de perdre des informations personnelles et confidentielles. D’autres attaques visant les systèmes et les données peuvent suivre le piratage initial, occasionner des sabotages et compromettre la réputation ». Dès lors, BCD Travel liste donc quelques recommandations pour allier connectivité et sécurité. installation d’un programme antivirus et d’un parefeu, connexion VPN sécurisée, appareils mis à jour, voire recours à des technologies de chiffrement.