Entre nouvelles normes, internet et crise

L’hôtellerie n’est pas la seule à avoir vu son classement révisé en profondeur, les résidences hôtelières aussi.

Car, depuis le 1er juillet dernier, un nouveau règlement est entré en vigueur. L’apparition d’étoiles – de une à cinq – est une première puisque, jusque-là, aucune catégorie officielle n’existait pour ce type d’hébergement. Les différents acteurs ont beau dire que la nouvelle règlementation n’est pas une grande révolution, il n’empêche que ce classement officiel a le mérite d’exister et, surtout, de réduire la confusion entre hôtels et apparthotels. Bien sûr, des critères subjectifs comme le bon goût de la décoration ne sont pas pris en compte, mais, en dictant la superficie minimum de l’appartement ou l’obligation de proposer des toilettes séparées pour obtenir trois étoiles, cette classification contraint parfois les opérateurs à modifier leurs copies. “Nous menons en ce moment une réflexion sur le classement de certaines de nos résidences en deux ou trois étoiles”, reconnait Luc Mazoué, chez Residhome.

De quoi également donner un coup de balai supplémentaire après le ménage entamé par la crise économique. Plusieurs établissements en périphérie des villes de province se sont ainsi transformés en résidences ouvrières ou étudiantes. “Ces groupes vivaient essentiellement de la promotion immobilière”, souligne Stéphane Botz, consultant au cabinet KPMG, “sans aucune expérience d’exploitation para-hôtelière.” D’autres, en difficultés financières, cèdent leurs immeubles. “Reprise par Park & Suites, la marque Antaeus disparaît progressivement”, cite par exemple Samuel Couteleau, consultant chez Deloitte. Ces restructurations vont “dans le bon sens” pour Luc Mazoué qui rappelle que “la réussite des chaînes passe par la satisfaction des clients”. D’autant qu’aujourd’hui, avec la puissance d’internet, un client mécontent ne se gêne pas pour le faire savoir…