Eric Didier , Directeur France Qatar Airways

Comment se porte votre activité en France ?

Eric Didier – Nous avons doublé l’an passé nos capacités entre Paris et Doha de 51 % avec onze fréquences hebdomadaires et je dois dire que notre trafic a suivi cette évolution. Nous avons ainsi accueilli sur nos lignes 220 000 passagers dont 62 % sont Français. Nous entrons dans une période de consolidation avec une augmentation de notre offre de 7 % pour 2007-2008. Notre objectif reste cependant d’arriver à deux fréquences quotidiennes. Une autre bonne nouvelle pour le marché rhônalpin est l’inauguration de quatre fréquences par semaine sur l’axe Doha-Genève-Newark qui offre un excellent produit aussi bien sur les États-Unis que vers l’Asie.

Quelles améliorations proposez-vous quant au produit ?

Eric Didier – Nous avons beaucoup travaillé pour offrir le meilleur produit possible quelle que soit la classe de voyage. L’un des développements les plus remarquables est, par exemple, notre terminal Premium à Doha, exclusivement réservé aux passagers première et affaires, proposant même un spa ! C’est un atout de vente considérable… À Paris, nous venons tout juste de déménager dans la zone rénovée de CDG 1, avec 100 % de nos avions au contact de l’aérogare. Nous offrons à bord un produit totalement homogène sur tous nos vols en Airbus A330 ou A340, avec notamment des sièges-lits sur nos classes haute contribution. Enfin, notre site Internet permet depuis mars la réservation et l’achat de billets on line.

Quels sont vos atouts, en ce qui concerne la desserte ?

Eric Didier – Au-delà de la région du Golfe, nous sommes leader sur les Maldives en ce qui concerne l’offre. Nous manquons même de capacité sur la ligne. Nous avons également un excellent positionnement sur le Népal et la Birmanie. Par ailleurs, nos nouvelles lignes sur Madras, Bali et Ho Chi Minh Ville dépassent tous nos pronostics. Sans publicité, nous avons déjà des parts de marché de 10 % sur Madras et Bali et de 5 % sur Saïgon au départ de France. Nous travaillons désormais à l’amélioration de nos correspondances sur la Chine.