Les tensions au Moyen-Orient affectent les vols commerciaux

Le tension entre les Etats-Unis et l’Iran, qui s’est traduit par le bombardement de deux bases militaires américaines en Iraq, force les compagnies aériennes à revoir leurs plans de vol dans la région. Air France et plusieurs compagnies européennes ont décidé de ne plus survoler Iran et Iraq…

Flightaware
Les vols d’Emirates, Etihad, Gulf Air, Kuwait Air et Qatar Airways passant au-dessus du territoire iranien apparaissaient toujours mercredi midi sur les cartes de Flightaware

C’est une conséquence prévisible du regain de tension entre Etats-Unis et Iran. Le transport aérien dans le Golfe est désormais affecté par l’escalade militaire entre les deux pays. Plusieurs compagnies telles que Air France, China Airlines, Lufthansa, Singapore Airlines ou encore Qantas ont annoncé éviter le survol de la zone de conflit potentiel que représentent Iran et Iraq. Mardi soir déjà, les autorités de l’aviation civile américaine (FAA) se montraient encore plus radicales en interdisant aux transporteurs US de voler non seulement au-dessus des deux pays mais aussi au-dessus du Golfe d’Oman dans les eaux qui séparent l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Un porte-parole d’Air France annonçait en fin de matinée que « par mesure de précaution et dès l’annonce de frappes aériennes en cours, Air France a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tout survol des espaces aériens iranien et irakien ». Lufthansa a de son côté annulé la desserte de Téhéran tandis qu’Emirates et sa filiale low cost Flydubai arrêtaient la desserte de Bagdad. British Airways annonçait également surveiller de près les développements dans la région et d’ajuster en conséquence le parcours de ces appareils.

Si l’on regarde les différents sites en ligne qui recensent les mouvements d’avion dans la région, un grand nombre de vols commencent à être déviés sur l’Arabie Saoudite. En revanche, à 13h30 sur les cartes de Flightaware.com, on pouvait toujours suivre les vols d’Emirates, Etihad, Gulf Air, Kuwait Air et Qatar Airways en provenance d’Europe passant au-dessus du territoire iranien. Les routes les plus affectées devraient – si le conflit venait à s’envenimer – être celles reliant l’Europe à l’Asie. La plupart passent de fait au-dessus du Golfe Persique

Si l’on ne signale pas pour le moment de retards significatifs dans les mouvements d’avion, un transfert massif des vols vers le sud – c’est-à-dire au-dessus du territoire de l’Arabie Saoudite – devrait se traduire par des retards au départ ou à l’arrivée en raison de l’encombrement des cieux…