Etude : mélange des genres problématique entre cartes pro et perso

Les résultats d’une étude Carlson Wagonlit Travel (CWT) publiée le 5 novembre révèlent que 4 voyageurs d’affaires sur 10 utilisent leur carte bancaire professionnelle à des fins personnelles.

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4 voyageurs d'affaires sur 10 utilisent leur carte de crédit professionnelle à des fins personnelles.

Au total, ce sont 2 000 voyageurs d’affaires que Artemis Strategy Group est allé sonder en début d’année pour le compte de Carlson Wagonlit Travel (CWT), 2 000 professionnels évoluant sur les marchés européen, américain mais aussi asiatique. Objectif : faire un point sur l’utilisation des cartes de crédit professionnelles. Les résultats sont tombés : sur 10 voyageurs possédant l’une de ces cartes, 4 reconnaissent l’utiliser pour des achats personnels. Parmi les Européens et les Américains, 46 % sont concernés. Pourtant, les entreprises ne semblent pas fermer les yeux sur ces dérives. En effet, la plupart des voyageurs américains (63 %), européens (58 %) et asiatiques (69 %) assurent que leur employeur a mis en place une politique interdisant l’utilisation d’une carte professionnelle à des fins personnelles.

Cependant, le phénomène inverse est aussi très courant : presque la moitié des sondés (49 %) déclarent utiliser systématiquement leur carte de crédit personnelle lors de leurs déplacements professionnels. Pour éviter ces comportements, Christophe Renard, le vice-président de CWT Solutions Group, préconise l’utilisation de cartes de crédit virtuelles : « Lorsque des cartes de crédit personnelles sont utilisées pour effectuer des dépenses professionnelles, il est beaucoup plus difficile pour les entreprises de suivre leurs dépenses et d’appliquer leurs politiques. Si les entreprises ne souhaitent pas confier une carte de crédit à chacun de leurs collaborateurs – ce qui est tout à fait compréhensible –, les cartes de crédit virtuelles sont un bon compromis. Ainsi, les voyageurs n’ont plus besoin d’utiliser leur carte personnelle pour réaliser des dépenses professionnelles, et les entreprises savent exactement comment leur argent est dépensé. »