Etude Egencia : la politique voyages en questions

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L'étude Egencia analyse la perception de la politique voyages dans l'entreprise

A la fois cruciale pour l’entreprise et bien souvent frustrante pour le voyageur d’affaires, la politique voyages est régulièrement passée au révélateur d’études en tous genres, qui entendent concilier – ou réconcilier – contrôle et confort. C’est le cas d’un rapport publié cet été par Egencia, et intitulé “Policy vs. Policing: Ten Ways to Empower and Take Care of Your Travelers”.

Sans grande surprise, le nerf de la « guerre » demeure financier : pour 54% des voyageurs d’affaires interrogés à l’échelle internationale par Egencia, le coût du déplacement est le facteur auquel l’entreprise accorde le plus d’attention lors de la réservation. D’ailleurs, dans la grande majorité des cas (78%), le durcissement des politiques voyages au cours des dernières années aurait été motivé par la réduction des coûts. Il en résulte une certaine frustration de ses voyageurs, dans la mesure où seuls 38% d’entre eux considèrent que la politique voyages répond véritablement à leurs besoins.

Comme souvent, la conclusion est claire : la mise en place d’une politique trop stricte s’avérerait finalement contre-productive. En effet, selon l’étude Egencia, près d’un voyageur sur deux serait tenté de faire fi des règles de l’entreprise dans un cadre trop restrictif en termes de réservations hôtelières ou aériennes. Une donnée qui pousse l’agence de voyages d’affaires à considérer que « les entreprises ont l’opportunité de mieux refléter les désirs du voyageur tout en améliorant le respect de la politique voyages ». La TMC publie donc une infographie animée destinée à donner quelques « tuyaux » aux travel managers, et ciblant quatre champs d’amélioration : le choix, le confort, la sécurité et la communication.

Ces recommandations pourront au moins s’appuyer sur une valeur sûre : l’importance accordée par les salariés au voyage d’affaires et au « vrai » meeting, malgré la montée en puissance des nouvelles technologies. En effet, pour 86% des voyageurs d’affaires interrogés, rien ne vaut la rencontre physique, en termes d’efficacité et de productivité. La moyenne atteint même 90% dans des pays comme l’Australie, le Canada, la Chine, ou les Etats-Unis. Les deux tiers des voyageurs d’affaires interrogés (67%) estiment d’ailleurs qu’ils auraient moins de succès à leur poste s’ils ne voyageaient pas.