Etude : Free Now for Business décrypte la nouvelle réalité du voyage d’affaires

Free Now for Business et GBTA Europe ont sondé voyageurs d'affaires et travel managers sur sept marchés en Europe. Objectif : identifier leurs habitudes et leurs attentes en matière de transport terrestre, et les nouvelles tendances liées à la crise sanitaire.

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Free Now for Business et GBTA Europe ont sondé les voyageurs d'affaires et les travel managers pour identifier le positionnement des transports terrestre dans les habitudes de déplacements

Pour une première étude sur le segment du voyage d’affaires, Free Now for Business a vu les choses en grand : une cinquantaine de pages, couvrant sept marchés clés et s’appuyant sur l’expertise de GBTA Europe. Il faut dire que l’heure est à l’analyse pour l’ensemble des acteurs du business travel, pour comprendre les profondes mutations qui bouleversent et bouleverseront probablement longtemps le secteur des déplacements professionnels. Plus de 700 voyageurs d’affaires et près de 200 travel managers ont donc été sondés en France, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, en Pologne, au Portugal et en Irlande au cours du mois de septembre.

Premier constat : les applications de taxi/VTC font partie du quotidien des voyageurs d’affaires, mais conservent une marge de progression. En France par exemple, 60 % des professionnels nomades utilisent ces outils régulièrement lors de leurs déplacements d’après l’étude Free Now for Business. En outre, les taxis « traditionnels » sont plus souvent intégrés aux politiques voyages (96% au niveau européen) que les VTC (89%). Quant au contexte sanitaire, il a – c’est logique – moins freiné cet usage que dans le secteur aérien. En effet, la majorité des voyageurs d’affaires européens (entre 58% et 87%) utilisent « toujours » ou « souvent » une application taxi/VTC au cours de leurs déplacements professionnels.

Autre enseignement de l’étude Free Now for Business : la micro-mobilité reste marginale dans le business travel. Alors que les voyageurs d’affaires européens semblent plutôt intéressés par l’utilisation de vélos ou de trottinettes pendant un déplacement professionnel (entre 31% à 57% selon le marché, et 39% sur le marché français), la majorité des politiques voyages n’abordent pas le sujet. Et lorsque c’est le cas, c’est le plus souvent (75%) pour en interdire l’usage.

50% des travel managers affirment que leur entreprise a modifié sa politique de mobilité suite à la pandémie

Quoi qu’il en soit, il y aura évidemment un « avant » et un « après » Covid-19 pour les voyageurs d’affaires et les travel managers. D’ailleurs, à l’échelle européenne, 50% des travel managers affirment que leur entreprise a modifié sa politique de mobilité suite à la pandémie. La plupart d’entre eux (88%) évoquent le recours à des prestataires de transport terrestre « préférés », contrôlés, pour garantir le respect des normes de sécurité et d’hygiène. Le suivi des données liées aux trajets de transport terrestre, comme la destination ou le nom du chauffeur, compte aussi parmi les priorités actuelles des responsables voyages (79%). Or, comme le soulignent les responsables de l’étude, « les données relatives au transport terrestre sont beaucoup plus limitées » que dans l’aérien ou dans l’hôtellerie. « Si un employé prend un bus, un taxi traditionnel, une trottinette, son entreprise n’obtient généralement pas les informations importantes, comme la destination, le nom du chauffeur, le numéro de permis ou l’heure du trajet. Ce qui n’est pas le cas des courses faites en VTC, où l’application permet de localiser le voyageur et d’avoir accès à toutes les données relatives à son trajet ».

Pour autant, la qualité des données – et plus largement le dossier « duty of care » ne constitue pas aujourd’hui le critère de choix principal pour les applications taxis et VTC. Pour les travel managers, la simplicité de la réservation (61%), les frais d’inscription, d’abonnement ou de gestion (52%) et le temps d’attente (38%) devancent encore largement la sécurité et le devoir de protection (28%) ou le suivi des voyageurs et l’intégration à la plateforme de gestion des risques (23%). Le podium simplicité (63%), coûts (51%) et temps d’attente (45%) est d’ailleurs le même chez les voyageurs d’affaires français.